11 août 2012

Séjour en Sicile - juillet 2012 - Noto et la côté sud-est


Séjour en Sicile - juillet 2012 - Noto et la côté sud-est
        

10 juillet 2012 : Toujours depuis Siracuse, nous partons ce jour assez tôt afin de visiter la partie au Sud de Siracuse, et notamment la ville baroque de Noto, qui sera notre 1ère étape du jour.

     
Noto
est une ville de la province de Siracuse, située à une quarantaine de kilomètre au Sud de Siracuse. Elle fait partie des villes incontournables dans le tour des villes de style baroque du Sud-Est de la Sicile, avec Ragusa, Modica…

Mais au départ Noto (ou Noto Antica) n'était pas là où se situe la ville à l'heure actuelle. Le Noto d'origine a été totalement détruit par le tremblement de terre de 1693 (le même dont je vous ai parlé pour Siracuse).

Au lieu de reconstruire la ville sur ses ruines, la nouvelle ville de Noto a été reconstruite à une dizaine de kilomètre plus loin, et cette fois entièrement style baroque.

Vue du centre ville de Noto depuis le haut de la tour de l'Eglise di San Carlo al Corso.

Il est très facile de visiter Noto à pied, et de se perdre dans ses rues. D'autant que la ville compte une vingtaine d'églises, une dizaine de palais, des couvents… plus baroques les uns que les autres, et a été classée au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 2005.

En voici quelques images :

L'Eglise San Domenico (près de l'office du tourisme). C'est une église de monastère dominicains, construite autour de 1703 - 1720. A sa gauche, se trouve le bâtiment du monastère.
On remarque que contrairement à d'autres des églises de Noto, celle-ci a une façade arrondie, mais toujours à colonnade.
A noter : il est facile de se garer dans les rues à l'arrière de l'église.

L'Eglise San Domenico.

En face de l'Eglise San Domenico se trouve le Teatro Municipale, soit le Teatro Comunale Vittorio Emmanuele III, qui fut construit dans les années 1860. Il peut acceuillir jusqu'à 360 spectateurs.

De l'ancienne Noto Antica, on ne retrouve que la fontaine, qui a été déplacée sur la Piazza XVI Maggio, située entre l'église San Domenico et le Teatro Municipale.

Détail de la fontaine du Noto Antica

En continuant vers le centre ville par la Via Vittorio Emmanuele III, sur laquelle vous trouverez des magasins vendant des produits locaux forts chers mais de qualité (le tourisme est florisant ici, mais ce n'est pas trop le style marchands du temple comme à Syracuse), vous trouverez sur votre droite l'Eglise di San Carlo al Corso.

Cette église a la jolie façade concave date des années 1730. L'intérieur de l'église est lumineux et sobre malgré son style baroque, et sa décoration tourne autour des anges, que vous verrez dans chaque recoin.
A ne pas manquer : la montée dans sa tour (pour 1,5 euros par personne), qui permet d'avoir une magnifique vue sur l'ensemble de la ville et surtout la cathédrale. Pour monter, il ne faut pas avoir le vertige, et ne pas craindre l'étroitesse de l'escalier, dont une corde tendue permet de savoir si des gens montent ou descendent, et pour s'aider.

L'Eglise di San Carlo al Corso vue de l'esplanade de la cathédrale.

La façade concave de l'église di San Carlo al Corso, et ses colonnes.

La nef et détail de l'intérieur de l'église di San Carlo al Corso. Partout des anges.

Une des peintures de plafond, toujours des anges.

Escalier pour monter sur la tour de l'église di San Carlo al Corso.
L'escalier est très étroit, et on aperçoit la corde d'aide, qui permet de savoir aussi si quelqu'un monte ou descend.

Vue sur la cathédrale depuis une des salles intermédiaires de la tour de l'église di San Carlo al Corso.
         

En continuant toujours vers la cathédrale, à droite en sortant de l'Eglise di San Carlo al Corso, vous trouverez le Caffé Sicilia, qu'il ne faut absolument pas manquer. C'est un café à l'ancienne, une institution depuis 1892 à Noto, où nous avons mangé la meilleure Cassata Sicilia de tout notre séjour en Sicile.
Les prix sont corrects, mais pueu important tellement leur pâtisserie sont variées et surtout excellentes.

de gauche à droite et haut en bas : Gianduja Sicilia, petits sablés sicilien chocolat et confiture d'abricots
Savarin au Marsala et Cassata Sicilia.

La Cassata sicilia est un des gâteaux siciliens traditionnels de Pâques, mais on en trouve partout et pas qu'à Pâques. Je dirais qu'avec les cannoli sicilianni, ce sont les deux pâtisseries siciliennes à ne pas manquer.

Après cette pause petit déjeuner (ou pré-déjeuner vu l'heure), nous avons poursuivi notre visite avec la Cattedale di San Nicolo (soit la cathédrale). Elle fut érigée en 1776, mais d'après le sympathique guide qui nous a guidé dans sa visite, mal construite et entretenue, le toit et la partie centrale se sont écroulés en mai 1996 (heureuse sans personne à l'intérieur. Mais le lendemain d'une cérémonie tout de même !).
Sa rénovation et consolidation a été achevée en 2007, ce qui fait que l'intérieur est en cours de décoration. Franchement, vu les prémises des décorations, elle devrait être somptueuse une fois terminée.
A noter : les guides de la cathédrale, qui vous accostent à l'entrée, font la visite gratuitement. On ne vous réclame rien à la fin, même pas le temps de donner quoique ce soit (habitude française pour nos guides lorsque le visite a plu...). Notre guide a fait l'effort de faire la visite en français (qu'il parlait parfaitement soit dit en passant), ce qui nous a donné l'occasion d'échanger des termes de vocabulaire d'architecture franco-italien.

Vue sur la cathédrale de la tour de l'église di San Carlo al Corso.

Façade de la cathédrale di San Nicolo.

Détail de la monumentale porte de la cathédrale.

La photo à gauche a été prise à l'été 2012, l'an prochain elle devrait être totalement décorée.
Sur les côtés, il reste des vestiges de l'ancienne cathédrale (soit les parties qui ne s'étaient pas écroulées).

Les prémices des futures décoration.

Détails de la cathédrale.

Intérieur de la cathédrale.

En face de la cathédrale se trouve sur la Piazza Municipio, le Palais Ducezio, conçu en 1746, et qui est aujourd'hui l'hotel de ville.

En sortant de la cathédrale par l'arrière, vous pourrez rejoindre la Via Cayour, où se trouve l'Eglise di Montevergine, vers la gauche. C'est une petite église, elle aussi à la façade concave, qui abrite une exposition des costumes des 7 confréries de la ville. Son intérieur est très sobre, et l'exposition très intéressante (même si petite).

Façade concave de l'église di Montevergine.

Intérieur de l'église di Montevergine, avec l'exposition sur les confréries de Noto.
    

Sortie de l'église di Montevergine, nous avons flané dans les rues au gré de l'inspiration. Enfin, vu la chaleur de plomb (+ de 40°C sans courant d'air), nous avons surtout souffert, allant d'ombre en ombre, et cherchant des rues où l'on pouvait trouver un peu de fraîcheur.

Comme à Siracuse, les maisons ont souvent des balcons décorés.

Une autre église dont je n'ai pas noté le nom avec une architecture différente de celles du centre ville.

La façade de l'Ex-monastero San Tommaso, date de 1720.

A gauche détail de l'Ex-Monastero San Tommaso - à droite détail religieux à l'angle d'une maison.

Une autre église se situant dans les rues en hauteur de Noto (dont je n'ai pas non plus noté le nom).

Affiche des messes commémoratives des disparitions
Partout en Sicile vous trouverez ce type de panneau ou des affichettes sur des murs de maison ou autre.
           

La chaleur grandissant, il devenait de plus en plus difficile de visiter la ville, et nous décidons de quitter Noto afin de rejoindre la côte Sud, pour y trouver plus de fraîcheur (enfin en espérant qu'il y ferra moins chaud tout au moins).

A noter : nous n'avons pas eu le temps de visiter Ragusa, ni Modica (ville du chocolat). On ne peut pas tout faire, mais apparemment ces deux villes valent le détour.
          

Direction Pachino et Portopalo di Capo Passero dans le Sud-Est.

La région de Pachino est connue pour la culture de la tomate, que vous pourrez acheter partout dans la région, et notamment au marché de Siracuse. Dès que l'on quitte les alentours de Noto, a perte de vu la région est couverte de serres et de cultures.

La tomate locale est une petite tomate grappe. Fraîche ou séchée, elle est très parfumée.
       

Entre Pachino et Portopalo.

Culture de tomates sous serre.

En arrivant sur Portopalo.
   

A la lecture du guide vert Michelin sur la Sicile (dont nous ne partageons pas les descriptifs et avis sur pas mal d'endroit ! A se demander si parfois nous avons visiter les mêmes endroits que leur guide ?), nous avons décidé d'aller à Portopalo, qui d'après le guide était un petit village de pêcheurs typiques.

A l'entrée de Portopalo, vous trouverez le Faro Cozzo Spadaro.

Pour la suite de notre visite de ce village de pêcheurs : Etait-ce l'heure ou la période, mais ce petit village était dessert. On y a trouvé quelques magasins d'articles de plage, mais rien d'autres.
Cependant à noter l'église avec sa girouette espadon, qui est vraiment le poisson de Sicile. On en trouve partout.

Eglise de Portopalo

La girouette espadon et l'intérieur de l'église, qui change des styles baroques.

Lorsque je disais qu'il n'y avait pas grand chose à Portopalo... c'est peut-être pour cela que le Père Noël y passe ses vacances d'été ;o)

Charette typique de la Sicile. Nous n'en avons pas vu en action, mais plus qui servent de décoration.

Par contre, dans Portopalo, il y a un bar qui fait restaurant de spaghetti (3 plats au menu : à la tomate, au thon ou aux fruits de mer) et où on peut manger à toute heure.
C'est une adresse que nous retenons : le Malaluna Pub.
C'est vrai que l'aspect de ce bar fait plus bar pour aller boire un pot un soir. Mais c'est une très bonne adresse pas cher, pour manger de très bons plats de spaghettis... enfin si vous arrivez à les finir.
L'accueil est super sympa. Nous sommes arrivés fort tard vers 14h30, et nous étions les seuls clients. Et malgré tout aucun souci pour déjeuner - aller trouver un restaurant dans un village en France, qui à cette heure accepte encore de vous servir ! et en plus avec le sourire !
J'avoue que c'était tellement bon, même si simple que je me suis gavée. Cuite à la perfection et avec des tomates au bon goût de tomates. Pourquoi faire compliqué lorsque l'on peut faire simple et bon !

Le Malaluna Pub. La salle de restaurant est en arrière cours à l'ombre.

Les plats de pâtes au restaurant Malaluna de Portopalo sont simples et savoureux, mais très copieux.
Impossible de finir notre plat.


Nous quittons portopalo, après cet excellent déjeuner afin de remontée sur la côté et trouver une plage sympa pour finir la journée. La route de la "côté" ne longe pas la mer, que nous ne verrez que si vous vous enfoncez via des chemins de traverse.

Nous sommes tombées par hasard sur la plage de San Lorenzo, mais il était encore trop tôt pour tenter de rester en plein soleil à la plage, et sans ombre, nous avons préféré poursuivre notre chemin... pourtant c'est la plus sympa des plages que nous avons trouvé, d'autant qu'elle était super propre ! 
Dommage en timing !    

Certes pas de sable fin, et pas mal de roches, mais la plage de San Lorenzo est très sympa avec de jeunes enfants.

Vue sur la mer depuis San Lorenzo.
    

En chemin et à la lecture du guide vert Michelin, nous nous arrêtons à la Villa romana del Tellaro, pour visiter les restes d'une villa romaine du 4ème siècle avt JC, qui contient elle aussi des mosaïques.
Je n'ai pas plus de photo de la villa, car elles sont interdites.

Si vous devez ou voulez absolument visiter cette villa, faites le avant la Piazza Armerina... car cette villa est une déception en terme de tarif et de qualité de l'exposition !
En gros la visite complète prend 15 minutes (en prenant son temps) pour un tarif de 6 euros par personne ! (La piazza c'est 10 euros pour des heures de visite et de mosaïques somptueuses !). Franchement, cette villa n'a aucun intérêt. Même si petite, elle n'est même pas mise en valeur. Dommage !
       

La villa est par contre entouré de champs d'oliviers et d'agrumes.
Et il y a sur le bord du parking (gratuit) des expositions de plantes aromatiques locales. Je vous avoue que c'est ce que nous avons trouvé de plus intéressant.

Après cette déception, nous décidons car la température devient supportable à l'extérieur de partir pour la plage d'Avola.

La ville d'Avola n'a pas grand intérêt, c'est une ville moderne. Par contre, on y trouve de grands centres commerciaux, pour faire les courses, c'est pas mal.
La plage (pour celle où nous avons été) est gratuite, et la mer est propre (pas de pneu, de cordages, de bouteilles...) dans l'eau. C'est agréable. Elle n'est pas non plus profonde, donc avec les enfants c'est très sympa d'autant que la mer est chaude.
Vous y trouverez des loueurs de pédalos, notamment des pédalos à toboggan.

Par contre la plage n'est pas totalement propre (même si plus propre que d'autres plages) : pas de morceaux de verre, pas de sacs poubelles, mais c'est une plage à mégots de cigarettes. (Vous me direz, je suis sûre que certaines des plages de nos côtés sont aussi propres !).

Bon, comme on m'a demandé mes photos de pas propre.... mais ce n'est pas ma passion photographique, alors j'en ai mais pas des tas non plus. Et encore là c'est un détail d'une photo... Finalement, j'aurais du faire des photos, mais je préfère les belles images tout de même.

C'est la fin de journée et nous retournons à Siracuse.

 Logement :

3ème nuit au Not'Art Aparthotel : voir le billet précédent.

Restaurant :


le midi : la Malaluna Pub à Portopalo : voir plus haut.

Soir à Siracuse
La Pecora nera : C'est une pizzeria de la nouvelle ville de Siracuse, sur une rue perpendiculaire à la Via Umbertino, la Via Malta.
C'est une pizzeria qui propose, dans un cadre moderne, plus de 50 type de pizza, plus variées les unes que les autres. Très bonnes pizza, pas très cher.
      

Lien vers les autres billets :

7 juillet 2012 - Enna et le centre de la Sicile
8 juillet 2012 - d'Enna à Siracuse (en passant par Piazza Armerina)
9 juillet 2012 - Siracuse : Ortigia et la nouvelle ville
10 juillet 2012 - Noto et la côté Sud-est
11 juillet 2012 - l'Etna
12 juillet 2012 - Siracuse grec
13 juillet 2012 - Scicli
14 juillet 2012 - Agrigente et la Scala dei Turchi

15 juillet 2012 - Sélenonte et traversée de la Sicile vers Erice

16 juillet 2012 - La via del Sale de Trapani à Marsala

17 juillet 2012 - Escapade à San Vito et 1ère visite d'Erice

18 juillet 2012 - 2ème visite d'Erice pour finir à Trapani

Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin.

 

Posté par Totchie à 12:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur Séjour en Sicile - juillet 2012 - Noto et la côté sud-est

    Je ne me souvenais pas de Noto comme ça .... et je le regrette ! En même temps, c'était il y a longtemps, j'étais jeune et j'y étais pour le travail (GO au Club Med de Kamarina, et lors d'un jour Off, suis allée faire un tour rapide, très rapide, à Noto)

    Posté par Cali, 11 août 2012 à 14:35
  • C'est bien de nous faire partager tes voyages. C'est pour moi, un carnet d'adresse pour nos déplacements futurs. Je retiens de belles architectures dans cette ville. Et c'est dommage pour les plages, les gens devraient prendre conscience et faire attention à la nature. Bisous Sandrine.

    Posté par martine, 14 août 2012 à 14:53
  • Les villes italiennes sont vraiment remplies de bien beaux monuments. Pour les mégots de cigarette sur la plage, en Espagne où étions, c'était pareil (en plus des bouts de plastique dans la mer après une journée de "tempête).

    Posté par prici, 22 août 2012 à 15:44
  • Sites religieux

    A Naples, on nous a interdit de photographier l'interieur des édifices religieux. Qu'en est-il en Sicile ? Merci d vos précisions.

    Posté par Alain, 11 janvier 2014 à 22:19
  • Sicile autrement

    Merci de me faire visiter la Sicile autrement.
    Un moyen de prendre le temps de visiter cette belle île sans courir grâce à de très belles photos et de bons conseils.

    Posté par Enza, 15 mai 2014 à 10:15
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