26 août 2012

Séjour en Sicile - juillet 2012 - Siracuse grec

Séjour en Sicile - juillet 2012 - Siracuse Grec

On ne peut pas à mon sens, quitter Siracuse, sans visiter sa partie grecque, soit le Parc archéologique de Neapolis

Ainsi pour finir notre séjour à Siracuse, nous partons de bon matin pour la visite du parc... A la fraîche, comme on dit, mais à la fraîche sicilienne ! Car c'est sous un soleil de plomb et une chaleur à peine supportable que nous visiterons le parc (compter une matinée pour visiter le parc au complet).

Le parc archéologique de Neapolis se situe au Nord-Ouest de la nouvelle ville, il est facile de se garer à proximité... mais même si ce parking est théoriquement gratuit, nous découvrons la taxe locale pour la 1ère fois !

En gros, quelqu'un vient vous voir pour vous soutirer de l'argent pour le parking ! A savoir en Sicile, il existe encore des petits métiers, lorsque cette pratique est légale, vous trouverez un "monsieur horodateur", qui contre paiement de la somme équivalente au temps autorisé, vous délivrera un ticket de parking pour vous garer, que vous mettrez sous votre pare brise, comme un ticket d'horodateur classique.
Par contre, il existe aussi ce que j'appele la "taxe locale" ou l'arnaque au parking. Vous vous garez sur une place gratuite (couleur blanche), et on vient soudain frapper à votre fenêtre en vous disant que si vous voulez vous garer ici, il faut payer... combien ? "Selon votre choix !" (Ne pas rire, c'est la phrase exacte que l'on nous a sorti !)
A Siracuse, nous ne connaissions pas encore le système, et donc nous avons donné quelques euros au "brave" faux gardien du parking public gratuit ! Nous ne connaissions pas encore les codes couleurs des places de parking.
Mais par la suite, nous nous sommes refusés à jouer le jeu de l'arnaque au parking, et nous avons toujours été nous garer là où il y avait des horodateurs (soit les places bleues)... au moins là, on sait à peu près où l'argent va !

Cette arnaque se fait même sur les parkings publics et gratuits devant les carabinieri... qui au final ferment les yeux sur ce petit jeu ! A se demander qui est le plus corrompu ou le plus truand des deux entre les arnaqueurs et les représentants de l'ordre en Sicile... Allez, j'ai décoléré depuis notre retour, mais sur place, c'est agaçant !
A vous de voir sur place : comment vous souhaiterez réagir :o)

Bref, revenons à notre visite du Parc archéologique de Neapolis.

En triant mes photos, je n'ai pas énormément de bonnes photos de cette journée, il faisait très très chaud (+ de 44°C sans vent), et cela rend très difficile la prise de vue ou l'envie de prendre des photos. Nous courrions d'ombre en ombre.
Mais au moins j'en ai quelques unes de potables, pour vous donnez une vision du site, dont les monuments ont été construits entre le 3ème et 5ème siècle av JC.

Les tickets d'entrée peuvent s'acheter à deux endroits :

1) soit au guichet officiel, au bout d'un immense parking pour les cars des tours organisés, où se regroupent les groupes de touriste, et où vous devrez traverser l'esplanade des marchés du temple (au moins là il y a de l'ombre)

A noter : à l'entrée, il y a des rafraîchissements,
mais préférer celui de l'entrée du parc devant l'église San Nicolo dei Cordari, il est moins cher
et ses granités sont meilleurs et plus naturels.

ou 2) vous pourrez acheter le ticket d'entrée à l'entrée de la zone du théâtre grec ou du parc de l'oreille de Dionisos ! Ce qui vous évitera l'esplanade des autocars et les marchands du temple.

En dehors du théâtre grec, de l'oreille de Dionisos, et un peu l'amphithéâtre, les éléments du parc ne sont pas visitables. On ne les voit qu'au travers de grilles, préservation oblige, que je comprends lorsque je vois le comportement de certains touristes !
Le seul bémol de la visite, il n'y a aucun panneau d'explication concernant les monuments, donc il faut vous munir d'un guide papier ou faire la visite guidée pour savoir ce que vous voyez ou comprendre le site.

Lorsque vous rentrez dans le parc tout de suite à votre droite se trouve la petite église San Nicolo dei Cordari. Elle a été construite sur une piscine romaine. L'intérieur a été transformé en point d'information pour le tourisme, mais le sol de la chapelle a été creusé pour découvrir des sépultures de l'époque greco-romaine.

L'église San Nicolo dei Cordari, et dessous les voûtes de l'ancienne piscina romana.

A gauche de l'entrée, soit en face de l'église, se trouve le 1er des monuments du parc : l'Anfiteatro romano. Il date du 3ème siècle, et est le plus grand d'Italie de ce que j'ai pu lire.
Une partie des tribunes de cet amphithéatre a été construit dans la roche, ce que fait que cette partie est la mieux conservée, contrairement aux tribunes d'en face qui ont presque intégralement disparues.
On y accédait à l'origine par une allée en contre-bas, mais que l'on n'a plus le droit d'emprunter de nos jours.
Il était utilisé par le romains pour organiser des combats de gladiateurs, des courses de chevaux et des batailles navales (le centre étant alors rempli d'eau).

L'allée d'accès - on ne peut pas aller plus loin.

Vue d'ensemble de l'amphithéâtre - avec le couloir d'accès.
La partie gauche creusée dans la roche - la partie droite était en blocs de pierre envahie par la végétation.
Au centre se trouve la fosse technique pour les effets spéciaux des spectacles.

Vue de l'amphithéâtre de la partie opposée.

La suite de la visite se poursuit avec sur la droite, l'Ara di Ierone II. Il s'agit d'un autel du 3ème siècle av JC, qui servait pour les sacrifices lors des fêtes. On y aurait sacrifié jusqu'à 500 boeufs !
Cette partie n'est pas visitable, on ne l'a voit que par une grille.

L'immense autel à sacrifice fait dans les 200 m de long.

Vue de côté de l'autel.

 De là, soit on poursuit vers la partie du théâtre grec, soit vers la Latomia del Paradiso.

Nous avons commencé par la partie du teatro greco, qui est le monument principal du parc. Il date du 5ème siècle av JC, et c'est apparemment le mieux conservé de Sicile. Il est entièrement creusé dans la roche blanche, ce qui en fait un four en plein été sous le soleil. Ce qui a sauvé notre visite du théâtre, c'est l'apparition de quelques nuages, qui ont un peu caché le soleil.
Il peut accueillir jusqu'à 16 000 personnes. D'abord utilisé comme théâtre à l'époque grecque, il fut ensuite utilisé par les romains pour organiser des combats de gladiateurs.
Aujourd'hui encore pendant la période estivale, le théatre est utilisé pour des représentations, d'où l'installation de gradins.

Vue de côté de théâtre.

Vue du théâtre du haut près la grotte du Nymphée.

Lorsque l'on monte au dessus du théâtre, par un escalier sur le côté, on arrive, après une maison à gauche, sur une esplanade où se trouve des petites grottes (une aubaine de fraîcheur !).

Les nuages, qui ont apporté de la fraîcheur et nous ont permis de poursuivre la visite.

En fait, ces grottes sont des hypogées d'époque byzantine (qui sont des tombes souterraines) ou des niches qui servaient pour les offrandes.

Les hypogées d'époque byzantine.

Les niches pour les offrandes.

La plus célèbre de ces grottes est celle du Nymphée, avec sa cascade alimenté par les eaux d'un aqueduc et son bassin d'eau. Il est interdit d'y entrer, mais on trouve certaines personnes qui s'en fichent pas mal et vont y faire trempette !

Sortie de l'aqueduc et sa cascade.

Nous redescendons et partons à la visite de la latomie du paradis, ancienne carrière de calcaire exploités par les grecs, qui est aujourd'hui un jardin d'agrumes, de palmiers, de lauriers rose... On y trouve de l'ombre et il y fait frais.
Par contre, lorsque nous y étions certaines parties de la latomie étaient fermées.

Vue des latomies depuis le haut du théâtre grec.

C'est dans cette latomie que se trouve l'Orrecchio di Dionisio, ou l'oreille de Dionisos.

La légende veut que Denys, un des tyrans de Siracuse s'en servait pour espionner ses ennemis sans être vu, en écoutant grâce à l'accoustique du lieu ce qui se racontait entre prisonniers.

L'oreille de Dionisos de 23 m de haut et 65 m de profondeur.

En sortant du parc, nous avons fini par une dégustation des granités excellents, dont au café, à l'orange et au citron, au bar restaurant de l'entrée du parc tout près de l'église San Nicolo (pas plus cher qu'ailleurs et vraiment bons). On y trouve une carriole traditionnelle richement décorée.

En dehors du parc archéologique, dans Siracuse, on trouve un tas de ruines ou de sites grecs, non balisés, non visitables sauf à les regarder de derrière une grille.
C'est assez étonnant parfois dans un quartier résidentiel de tomber sur un site. Cela implique de flâner et de ne pas toujours suivre le GPS.

D'abord tout de suite aux abords du parc,

mais aussi plus caché, en plein milieu d'un quartier d'habitation. Bon, il ne reste pas toujours grand chose.

Après la visite, nous déjeunons sur le pouce et rapidement avant d'aller visiter les catacombes sous les ruines de la Basilique di San Giovanni. C'est la visite idéale, lorsqu'il fait une chaleur étouffante comme ce jour là.

La Basilique di San Giovanni.

C'est le plus grand réseau de catacombes, qui comprend des milliers des niches, et chapelles souterraines. C'est clairement très impressionnant tellement c'est un dédale gigantesque de couloirs. Un vrai labyrinthe, qui ne se visite qu'accompagné d'un guide.

Si les catacombes sont impressionnantes par leur taille, la crypte et ses peintures murales est magnifiques. Par contre, que des photos externes, car à l'intérieur de la crypte et des catacombes, les photos sont interdites.

La basilique est en ruine depuis le tremblement de terre.

La rosace de pierre date de l'époque des Normands. A droite, on remarque la tête de mort au sommet, sous la croix.

La fin de journée arrive avec une température plus agréable, ce qui nous permet de finir la journée à la plage. Pour cela nous partons vers Isola, ce qui me permet de faire une photo des système d'irrigation des champs.

Par contre, près d'Isola, pas de plage de sable. Ce sont des plages de roches, très sympa visuellement, mais peu pratique avec des enfants s'ils ne savent pas nager.

La mer est bleue et limpide.

Cependant avec les enfants, nous retournerons à Avola, plus pratique avec les filles.

Bilan de la journée : La visite du parc archéologique vaut vraiment la peine, mais attention à la chaleur.
Les catacombes étaient une belle découverte, pleine de fraîcheur.
Une belle journée malgré la chaleur.

Logement :

2ème nuit au Not'Art Aparthotel : voir le billet précédent.

Restaurant :

Pas de restaurant ce soir là, nous quittons Siracuse demain matin, et finissons les restes.


Lien vers les autres billets :

7 juillet 2012 - Enna et le centre de la Sicile
8 juillet 2012 - d'Enna à Siracuse (en passant par Piazza Armerina)
9 juillet 2012 - Siracuse : Ortigia et la nouvelle ville
10 juillet 2012 - Noto et la côté Sud-est
11 juillet 2012 - l'Etna
12 juillet 2012 - Siracuse grec
13 juillet 2012 - Scicli
14 juillet 2012 - Agrigente et la Scala dei Turchi

15 juillet 2012 - Sélenonte et traversée de la Sicile vers Erice

16 juillet 2012 - La via del Sale de Trapani à Marsala

17 juillet 2012 - Escapade à San Vito et 1ère visite d'Erice

18 juillet 2012 - 2ème visite d'Erice pour finir à Trapani

Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin.

 

Posté par Totchie à 01:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Séjour en Sicile - juillet 2012 - Siracuse grec

    C'est superbe, de bien belles photos qui me font voyager alors que l'heure de la rentrée approche.....

    Posté par prici, 30 août 2012 à 11:11
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