15 juin 2016

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Voici notre 2ème jour à Matsumoto (松本市), nous sommes comme je le disais dans mon précédent billet (qui date maintenant un peu) au pied de la région montagneuse que l'on appelle les Alpes japonaises dans la préfecture de Nagano.

Ce sera notre 2ème jour de conduite au Japon. Franchement n'hésitez pas, c'est très simple de conduire au Japon, et beaucoup de panneaux sont écrits en écriture européenne. De plus, la conduite est très paisible.

Pour vous le prouvez quelques images de la route, où vous verrez qu'au final les panneaux sont souvent les mêmes ou très compréhensibles. Il faut juste faire attention aux feux qui sont placés pour le coup de l'autre côté des croisements (comme c'est le cas au Canada).

Bien évidemment on roule à gauche, mais avec une voiture automatique c'est très facile.

La plupart des panneaux de direction sont en Japonais et écriture alphabétique, et pas que dans les grandes villes, même en pleine campagne on trouve pas mal de panneaux de direction lisibles pour un européen. Cela aide pas mal.

Nous prenons la direction de Takayama (高山 - comme l'indique le panneau ci-dessous), pour nous rendre au village de Shirakawa-gō (白川郷), soit le village de la rivière blanche, qui se situe à l'Ouest de Matsumoto.

Ci-dessous, panneau de limitation à 40 km/h et d'interdiction de doubler (quelque peu différent de ceux de chez nous, mais si vous étes conducteur vous aviez deviné).

Nous sommes dans une région de verger. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de manger des pommes séchées et confites. Un vrai délice !
Nous sommes ici plus au Nord et les fleurs des arbres fruitiers commencent juste à éclore.

Si les panneaux de direction sont généralement lisibles, il n'en est pas de même des panneaux relatifs au paysage lorsque nous nous arrêtons en chemin.

Partis tôt du Ryokan, nous n'avions pas pris le temps de petit déjeuner. Nous profitons de l'aire de repos de Fuketsu no Sato (のオススメのレビュー) près de Kamikōchi (上高地) pour nous restaurer. On est loin des routiers et restaurants d'autoroute que l'on connaît en France. C'est appétissant et frais. Il y a à se demander lorsqu'on est là-bas, si le Japon n'est pas le pays de la gastronomie ?

Au menu, nous prendrons bien sûre des sobas (そば) soit des nouilles de sarrasin que l'on dégustera froide avec une sauce à base de soja (malheureusement, ne me demandait pas pourquoi mais je n'ai pas pris le plat de soba en photo !). Nous sommes en plein dans la région des sobas, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Ce qui me donnera l'occasion de vous donnez la recette avec le lien en fin de billet.

Avec les sobas, nous prennons une soupe de ramen au boeuf, et des tempura de zenmai (ゼンマイ), soit de jeunes crosses de fougères (que l'on peut trouver dans certains pays sous le nom de "tête de violon") et des pousses de taranome (タラの芽) soit de l'angélique du Japon.
Si la fougère n'est pas une plante comestible, à l'âge adulte elle est même bien souvent toxique, les jeunes crosses, elles sont comestibles, et c'est assez bon.

Pour ce qui est des pousses angélique du Japon, au printemps au Japon, il n'est pas rare de trouver des pousses et bourgeons de certaines plantes à déguster en tempura. C'est assez bon d'ailleurs.

     

D'ailleurs on pouvait en acheter à un petit marchand local, mais nous avons préféré rapporter des graines, plus facilement transportable. Cela aurait été dommage.

Ci-dessous et dessus des pousses de taranome (タラの芽) et en bas à droite des crosses de fougères zenmai (ゼンマイ).
Vraiment pas cher !

 

Après ce petit déjeuner, on achète quelques encas pour le 4 heure. C'est clair au Japon, c'est facile de trouver à manger ! Vous connaissez tous les Kit Kat, mais connaissez-vous ceux à la pomme ? et ceux au piment ? Il faut dire que c'est la région.
Mon préféré a été les "pommes glacées", qui sont des pommes semi-séchées, et les tomates glacées. Il a d'ailleurs fallu se battre avec nos filles pour en avoir.

Et on repart, non sans s'être arrêté au stop : 止まれ!Là OK, il faut le savoir que c'est un stop. On trouve le 止まれ sur les panneaux et au sol. Mais vu le contexte, il n'y avait pas de doute possible.

Il nous reste pas mal de route encore, alors un petit coup d'autoroute.

Enfin nous montons ! 1412 mètres d'altitude, mais pas moyen de savoir où nous sommes exactement sur le panneau du point d'arrêt !

ça y est nous sommes en montagne, enfin encore dans les vallées. Certes c'est le printemps et la neige laisse place à la végétation printannière, mais ce fût un plaisir pour toute la famille de trouver de la neige au Japon.

  

Retour dans la vallée du côté de Takayama (高山市) pour traverser la ville.

Nous voici enfin à notre point de destination du jour : Shirakawa-gō (白川郷). On commence à apercevoir les maisons typiques de ce village et de cette région.

Et enfin : des sakura ! soit des cerisiers en fleurs. Nous ne les aurons pas ailleurs pendant notre périple. Il faut dire qu'ici nous sommes plus au Nord, et que le printemps vient juste d'arriver.

A l'entrée du village de Ogimachi (荻町), se trouve le Musée du Festival de Doburoku (どぶろく祭りの館) avec son temple.

Joncquilles fleurs du printemps par excellence.

Le village de Ogimachi (荻町) se visite librement. La plupart des maisons sont encore habités. C'est un peu une station de ski (sans le ski) avec sa horde de touriste de vacances.
Le village est un véritable musée constitué de maisons de type gassho-zukuri (合掌造) littéralement « structure aux mains jointes ». Ce sont des maisons à toit très pentu pour évacuer la neige.

Le village est parsemé de rizière. Bon à cette époque de l'année, rien n'est encore cultivé.

  

Beaucoup de ces maisons sont des restaurants pour accueillir les nombreux touristes qui viennent visiter le village. Par le passé, il s'agissait majoritairement de fermes.

  

Comme dans beaucoup de village, mais c'est ici que j'ai pris des photos, les machines à laver sont à l'extérieur de la maison.

  

Pour couvrir les toits, on utilise du miscanthus, variété d'herbe des pampas, est utilisé pour le chaume et peut atteindre un mètre d'épaisseur. 

 

Les toits sont très épais, et outre les échaffaudages modernes, il est assez impressionnant de voir les ouvriers restaurer les toits.

 

Il n'y a aucun clou pour construire ces toits. Les madriers et les entretoises sont attachés par des cordes. 

Même les cabanes ont des toits de miscanthus.

On profite encore et encore des sakura :o)

Les sandales de paille sont des nuno-zôri. On peut en faire en tissu à taille réelle, et on en trouve beaucoup des géantes à l'entrée des temples.

 

Des prêles en fleur.

Prunus ou sakura ?

  

Un truc amusant au Japon. Les chiens n'ont pas le droit de marcher partout. Même si les animaux de compagnie sont rois au Japon, vous ne verrez pas d'excrément par terre, et il n'est pas rare de croiser des maîtres promenant leur chien en poussette.
Le propriétaire de ces petits toutous était très fier que je les prenne en photo.

Piment séchant sur les maisons. Si vous vous souvenez plus haut dans les billets, nous sommes dans une région où on cultive le piment, d'où les kit-kats au piment.

Bien que la "fête des enfants" Kodomo no hi (子供の日) soit officiellement le 5 mai (nous étions au Japon fin avril notamment pendant la Golden Week), partout où nous avons été, nous avons croisé des Koinobori (鯉幟), étendards de manches à air en forme de carpes flottant au vent.

La fête des enfants japonaises a pour origine la fête chinoise de Duan Wu (端午节 - fêtes des bâteaux dragon). C'est sous le règne de l'impératrice Suiko, soit au VIème siècle qu'elle fût introduite au Japon. Ce n'était pas alors la fête des enfants mais la fête du cheval ou des iris : tango no seku. Il faudra attendre 1948 pour que le gouvernement de l'époque remplace tango no sekku par la fête du kodomo no hi (kodomo signifiant enfant en japonais - pratique à connaître pour acheter les billets de train à la gare d'ailleurs ;o)).

A l'origine, il s'agissait de la fête des garçons, le nombre de carpe sur les étandards représentant le nombre de garçon à la maison. Elle avait une valeur initiaque, car dans les familles de samurai, les garçons se voyaient remettre ce jour-là des éléments d'armure. C'est en découvrant cette fête que nous avons compris pourquoi dans le Ryokan de Kyoto, il y avait exposé une poupée en armure de samourai, qui signifiait qu'il y avait un garçon dans la famille.
Je vous rassure on trouve aussi une fête assimilée aux filles, début mars, appelée hina matsuri ;o)

Mais les temps changent ;o) et aujourd'hui c'est la fête des enfants. Elle clôt la semaine de vacances japonaise de la "Golden week". Fête des enfants, elle est aussi une fête où on exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers les mamans.

Pâte de mochi au marron pour 4 heure. Très peu sucré, mais bien parfumé.

 

Il est temps de quitter Shirakawa-gō (白川郷) et de repartir vers Matsumoto.

Nous reprenons le même chemin que pour l'allée, soit via Takayama (高山市) d'où on a une superbe vue sur les montages.

 

Il est tard, et déjà les rues sont vides. L'occasion de croiser une station essence avec les pistolets à essence sur-élevés.

  

De retour à Mastumoto, nous n'allons pas chercher bien loin une restaurant, puisque par un vote majoritaire, nous retournons dans le restaurant en centre que nous avions testé la veille. Il faut dire que nous n'avions pas encore essayé toute la carte :o)

   

   

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Shirakawa-gō (白川郷), ainsi que le lien pour la conduite au Japon, notamment pour faire traduire son permis :

- concernant Shirakawa-gō (白川郷) : en anglais  : Japan - guide, en français : Unesco, et Vivre le Japon
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, bien évidemment une recette, enfin plutôt un plat typique local, même si on le trouve partout au Japon, et que l'on mange généralement pour le petit déjeuner.

Vous trouverez facilement des soba dans les commerces asiatiques, et même dans certains rayons saveurs du monde de nos supermarchés.

 Zaru Soba (ざるそば)

Nouilles de sarrasin froide
 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

Posté par Totchie à 21:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

Commentaires sur Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

    Prochaine destination

    Matsumoto est l'une de mes prochaines destinations pour mon voyage au Japon ! Je goûterai aussi des soba froides pour voir

    Posté par Patrick, 16 août 2016 à 06:42
Poster un commentaire