Par le viseur de l'objectif

15 juin 2016

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Voici notre 2ème jour à Matsumoto (松本市), nous sommes comme je le disais dans mon précédent billet (qui date maintenant un peu) au pied de la région montagneuse que l'on appelle les Alpes japonaises dans la préfecture de Nagano.

Ce sera notre 2ème jour de conduite au Japon. Franchement n'hésitez pas, c'est très simple de conduire au Japon, et beaucoup de panneaux sont écrits en écriture européenne. De plus, la conduite est très paisible.

Pour vous le prouvez quelques images de la route, où vous verrez qu'au final les panneaux sont souvent les mêmes ou très compréhensibles. Il faut juste faire attention aux feux qui sont placés pour le coup de l'autre côté des croisements (comme c'est le cas au Canada).

Bien évidemment on roule à gauche, mais avec une voiture automatique c'est très facile.

La plupart des panneaux de direction sont en Japonais et écriture alphabétique, et pas que dans les grandes villes, même en pleine campagne on trouve pas mal de panneaux de direction lisibles pour un européen. Cela aide pas mal.

Nous prenons la direction de Takayama (高山 - comme l'indique le panneau ci-dessous), pour nous rendre au village de Shirakawa-gō (白川郷), soit le village de la rivière blanche, qui se situe à l'Ouest de Matsumoto.

Ci-dessous, panneau de limitation à 40 km/h et d'interdiction de doubler (quelque peu différent de ceux de chez nous, mais si vous étes conducteur vous aviez deviné).

Nous sommes dans une région de verger. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de manger des pommes séchées et confites. Un vrai délice !
Nous sommes ici plus au Nord et les fleurs des arbres fruitiers commencent juste à éclore.

Si les panneaux de direction sont généralement lisibles, il n'en est pas de même des panneaux relatifs au paysage lorsque nous nous arrêtons en chemin.

Partis tôt du Ryokan, nous n'avions pas pris le temps de petit déjeuner. Nous profitons de l'aire de repos de Fuketsu no Sato (のオススメのレビュー) près de Kamikōchi (上高地) pour nous restaurer. On est loin des routiers et restaurants d'autoroute que l'on connaît en France. C'est appétissant et frais. Il y a à se demander lorsqu'on est là-bas, si le Japon n'est pas le pays de la gastronomie ?

Au menu, nous prendrons bien sûre des sobas (そば) soit des nouilles de sarrasin que l'on dégustera froide avec une sauce à base de soja (malheureusement, ne me demandait pas pourquoi mais je n'ai pas pris le plat de soba en photo !). Nous sommes en plein dans la région des sobas, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Ce qui me donnera l'occasion de vous donnez la recette avec le lien en fin de billet.

Avec les sobas, nous prennons une soupe de ramen au boeuf, et des tempura de zenmai (ゼンマイ), soit de jeunes crosses de fougères (que l'on peut trouver dans certains pays sous le nom de "tête de violon") et des pousses de taranome (タラの芽) soit de l'angélique du Japon.
Si la fougère n'est pas une plante comestible, à l'âge adulte elle est même bien souvent toxique, les jeunes crosses, elles sont comestibles, et c'est assez bon.

Pour ce qui est des pousses angélique du Japon, au printemps au Japon, il n'est pas rare de trouver des pousses et bourgeons de certaines plantes à déguster en tempura. C'est assez bon d'ailleurs.

     

D'ailleurs on pouvait en acheter à un petit marchand local, mais nous avons préféré rapporter des graines, plus facilement transportable. Cela aurait été dommage.

Ci-dessous et dessus des pousses de taranome (タラの芽) et en bas à droite des crosses de fougères zenmai (ゼンマイ).
Vraiment pas cher !

 

Après ce petit déjeuner, on achète quelques encas pour le 4 heure. C'est clair au Japon, c'est facile de trouver à manger ! Vous connaissez tous les Kit Kat, mais connaissez-vous ceux à la pomme ? et ceux au piment ? Il faut dire que c'est la région.
Mon préféré a été les "pommes glacées", qui sont des pommes semi-séchées, et les tomates glacées. Il a d'ailleurs fallu se battre avec nos filles pour en avoir.

Et on repart, non sans s'être arrêté au stop : 止まれ!Là OK, il faut le savoir que c'est un stop. On trouve le 止まれ sur les panneaux et au sol. Mais vu le contexte, il n'y avait pas de doute possible.

Il nous reste pas mal de route encore, alors un petit coup d'autoroute.

Enfin nous montons ! 1412 mètres d'altitude, mais pas moyen de savoir où nous sommes exactement sur le panneau du point d'arrêt !

ça y est nous sommes en montagne, enfin encore dans les vallées. Certes c'est le printemps et la neige laisse place à la végétation printannière, mais ce fût un plaisir pour toute la famille de trouver de la neige au Japon.

  

Retour dans la vallée du côté de Takayama (高山市) pour traverser la ville.

Nous voici enfin à notre point de destination du jour : Shirakawa-gō (白川郷). On commence à apercevoir les maisons typiques de ce village et de cette région.

Et enfin : des sakura ! soit des cerisiers en fleurs. Nous ne les aurons pas ailleurs pendant notre périple. Il faut dire qu'ici nous sommes plus au Nord, et que le printemps vient juste d'arriver.

A l'entrée du village de Ogimachi (荻町), se trouve le Musée du Festival de Doburoku (どぶろく祭りの館) avec son temple.

Joncquilles fleurs du printemps par excellence.

Le village de Ogimachi (荻町) se visite librement. La plupart des maisons sont encore habités. C'est un peu une station de ski (sans le ski) avec sa horde de touriste de vacances.
Le village est un véritable musée constitué de maisons de type gassho-zukuri (合掌造) littéralement « structure aux mains jointes ». Ce sont des maisons à toit très pentu pour évacuer la neige.

Le village est parsemé de rizière. Bon à cette époque de l'année, rien n'est encore cultivé.

  

Beaucoup de ces maisons sont des restaurants pour accueillir les nombreux touristes qui viennent visiter le village. Par le passé, il s'agissait majoritairement de fermes.

  

Comme dans beaucoup de village, mais c'est ici que j'ai pris des photos, les machines à laver sont à l'extérieur de la maison.

  

Pour couvrir les toits, on utilise du miscanthus, variété d'herbe des pampas, est utilisé pour le chaume et peut atteindre un mètre d'épaisseur. 

 

Les toits sont très épais, et outre les échaffaudages modernes, il est assez impressionnant de voir les ouvriers restaurer les toits.

 

Il n'y a aucun clou pour construire ces toits. Les madriers et les entretoises sont attachés par des cordes. 

Même les cabanes ont des toits de miscanthus.

On profite encore et encore des sakura :o)

Les sandales de paille sont des nuno-zôri. On peut en faire en tissu à taille réelle, et on en trouve beaucoup des géantes à l'entrée des temples.

 

Des prêles en fleur.

Prunus ou sakura ?

  

Un truc amusant au Japon. Les chiens n'ont pas le droit de marcher partout. Même si les animaux de compagnie sont rois au Japon, vous ne verrez pas d'excrément par terre, et il n'est pas rare de croiser des maîtres promenant leur chien en poussette.
Le propriétaire de ces petits toutous était très fier que je les prenne en photo.

Piment séchant sur les maisons. Si vous vous souvenez plus haut dans les billets, nous sommes dans une région où on cultive le piment, d'où les kit-kats au piment.

Bien que la "fête des enfants" Kodomo no hi (子供の日) soit officiellement le 5 mai (nous étions au Japon fin avril notamment pendant la Golden Week), partout où nous avons été, nous avons croisé des Koinobori (鯉幟), étendards de manches à air en forme de carpes flottant au vent.

La fête des enfants japonaises a pour origine la fête chinoise de Duan Wu (端午节 - fêtes des bâteaux dragon). C'est sous le règne de l'impératrice Suiko, soit au VIème siècle qu'elle fût introduite au Japon. Ce n'était pas alors la fête des enfants mais la fête du cheval ou des iris : tango no seku. Il faudra attendre 1948 pour que le gouvernement de l'époque remplace tango no sekku par la fête du kodomo no hi (kodomo signifiant enfant en japonais - pratique à connaître pour acheter les billets de train à la gare d'ailleurs ;o)).

A l'origine, il s'agissait de la fête des garçons, le nombre de carpe sur les étandards représentant le nombre de garçon à la maison. Elle avait une valeur initiaque, car dans les familles de samurai, les garçons se voyaient remettre ce jour-là des éléments d'armure. C'est en découvrant cette fête que nous avons compris pourquoi dans le Ryokan de Kyoto, il y avait exposé une poupée en armure de samourai, qui signifiait qu'il y avait un garçon dans la famille.
Je vous rassure on trouve aussi une fête assimilée aux filles, début mars, appelée hina matsuri ;o)

Mais les temps changent ;o) et aujourd'hui c'est la fête des enfants. Elle clôt la semaine de vacances japonaise de la "Golden week". Fête des enfants, elle est aussi une fête où on exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers les mamans.

Pâte de mochi au marron pour 4 heure. Très peu sucré, mais bien parfumé.

 

Il est temps de quitter Shirakawa-gō (白川郷) et de repartir vers Matsumoto.

Nous reprenons le même chemin que pour l'allée, soit via Takayama (高山市) d'où on a une superbe vue sur les montages.

 

Il est tard, et déjà les rues sont vides. L'occasion de croiser une station essence avec les pistolets à essence sur-élevés.

  

De retour à Mastumoto, nous n'allons pas chercher bien loin une restaurant, puisque par un vote majoritaire, nous retournons dans le restaurant en centre que nous avions testé la veille. Il faut dire que nous n'avions pas encore essayé toute la carte :o)

   

   

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Shirakawa-gō (白川郷), ainsi que le lien pour la conduite au Japon, notamment pour faire traduire son permis :

- concernant Shirakawa-gō (白川郷) : en anglais  : Japan - guide, en français : Unesco, et Vivre le Japon
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, bien évidemment une recette, enfin plutôt un plat typique local, même si on le trouve partout au Japon, et que l'on mange généralement pour le petit déjeuner.

Vous trouverez facilement des soba dans les commerces asiatiques, et même dans certains rayons saveurs du monde de nos supermarchés.

 Zaru Soba (ざるそば)

Nouilles de sarrasin froide
 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

Posté par Totchie à 21:31 - - Commentaires [1]
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29 septembre 2015

Direction les Alpes japonaises et visite de la ferme de wasabi d'Azumino (安曇野市)

Direction les Alpes japonaises et visite de la ferme de wasabi d'Azumino (安曇野市)

Nous quittons Kyoto de bon matin, direction Matsumoto (松本市), au pied de la région montagneuse que l'on appelle les Alpes japonaises dans la préfecture de Nagano.

Après notre voyage de Tokyo à Hiroshima à notre arrivée, c'est le plus long des trajets de train que nous ferrons pendant le séjour. De quoi découvrir les paysages de la campagne japonaise.

Nous traversons des régions plutôt rizicoles, où les paysans locaux sont en cours de préparation des rizières avant la plantation du riz. Il faut dire que nous sommes au début du printemps.

Les tracteurs sont petits et adaptés pour les rizières pleines d'eau.

Plus on avance dans le trajet vers Matsumoto et plus le paysage devient montagneux. C'est une région où il est possible de faire du ski l'hiver.

J'aurais l'occasion d'en parler plus dans mes billets sur Tokyo, on croise des terrains de base-ball un peu partout sur le territoire.

Notre trajet en train étant assez long, nous avions prévu notre déjeuner avec la version "sandwich" japonais. On est loin des onigiri classiques, mais le principe est le même du riz fourré entourré de feuilles d'algues.

Ci-dessous des rouleaux fourrés au nattō (納豆) - pour amateur :o)
Il s'agit de haricots de soja fermentés (découvert lors de mon 1er voyage au Japon grâce à une collègue).
C'est assez fort en goût, cela rappelle un fromage de chèvre bien fait.

   

Ci-dessous un snack de nageoires de poissons séchés.

 

Après avoir récupéré notre voiture de location, nous arrivons et nous installons dans le ryokan de Matsumoto qui sera notre point de chute pour les 2 prochains jours le temps.
Assez excentré de Matsumoto, c'est un ryokan très agréable.

Vue de notre chambre sur le petit jardin et le bassin à carpes koï.

Comme je le disais plus haut, nous avons récupéré notre véhicule de location... et oui il est possible de conduire au Japon ! Et c'est assez simple, la conduite étant relativement paisible.

Avant de partir au Japon, il faut tout de même faire traduire son permis de conduire en japonais... un permis international ne sert à rien. Sans traduction de votre permis, il n'est pas possible de conduire en local !
Il est possible de le faire traduire une fois arrivée au Japon, mais cela implique d'avoir au moins une demi-journée ou une journée à consacrer à aller auprès des Japan Automobile Federation. Moi j'avais préféré utiliser les services de Vivre le Japon pour faire traduire nos permis de conduire. En effet, pour faire faire cette traduction, il faut une adresse au Japon...

Une fois la traduction du permis en japonais en poche, il faut juste s'assurer d'avoir une voiture avec un GPS qui à minima parle anglais, et s'habituer à la conduite à gauche ;o) ce qui implique le volant et les commandes en inversé par rapport à nos voitures. Mais avec une voiture automatique, c'est vraiment très simple.

Ici le GPS de notre véhicule : totalement tactile et très simple à utiliser même si écrit en japonais. Il parlait anglais :o)

De plus, comme vous le verrez, les panneaux même à la campagne sont écrits certes en japonais, mais aussi en écrire alphabétique, ce qui est assez simple à suivre au final.

Les panneaux de signalisation sont quasi les mêmes que chez nous, il n'est pas nécessaire de réviser son code de la route avant de partir ;o) Et puis, les japonais sont des gens assez calmes au volant. La conduite n'est absolument pas stressante.

Une chose par contre sur laquelle, nous français doivent être vigilant : la vitesse de conduite : on respecte les limitations !

Autre chose : contrairement à la France qui accepte un certain degré d'alcool dans le sang en conduisant : au Japon, c'est 0. On ne boit pas avant de prendre le volant. Les sanctions sont très dures et surtout vous risquez de vous retrouver à pied !

Un petit piège de la conduite au Japon, les feux ! Ils sont placés de l'autre côté du carrefour, donc on ne s'arrête pas au pied du feu ! Une fois qu'on le sait c'est assez facile.

La voiture prise en main... Nous partons direction Azumino (安曇野市), petite ville au Nord de Matsumoto.

Pour ceux qui suivent mon blog de cuisine, vous savez que j'aime la cuisine japonaise, mais vous savez aussi que j'adore le wasabi. J'entends pas le pseudo wasabi que l'on trouve sur le coin des assiettes de sashimi, sushi et autres maki, qui n'est en fait pas vraiment du wasabi, plus une idée de wasabi (Ces pâtes ne contiennent qu'entre 1 à 5 % de vrai wasabi et encore le bout des racines !).

Non moi j'aime le vrai wasabi, celui que je suis obligée de commander sur le net (sur le site Kuroshio, qui est l'importateur français de wasabi en France).

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de faire des billets sur ce fabuleux rhizome si parfumé (je vous donne ici le lien pour le billet général sur le wasabi et un autre sur ma visite de la ferme de wasabi en Angleterre), alors c'est clair qu'en étant au Japon... Il fallait que je puisse en voir la culture !

Loin d'avoir mes entrées chez les wasabi-culteurs, pour ceux qui ont envie d'en savoir plus sur la culture du wasabi au Japon et de le voir en vrai, il est possible de visiter la Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場). C'est une ferme de wasabi qui ouvre ses portes au public.

Cette ferme n'est pas une ferme ancestrale puisqu'elle a été fondée en 1915, mais elle est très intéressante à voir. Par contre, toutes les explications sont en japonais... j'avais la chance de connaître le sujet.

Le wasabi (ou "rose trémière des montagnes") est avant d'être un condiment, une plante de la famille de brassicacées, soit la même famille que le raifort ou la moutarde. Il existe plusieurs types de wasabi dont l'un est originaire du Japon : le wasabi japonica, qui ne pousse spontanément qu'au Japon et sur l'île de Sakhaline. C'est le plus connu.
Le wasabi japonica se divise lui-même en 2 variétés suivant l'endroit où il pousse : le sawa wasabi qui pousse le long des cours d'eau de montagne, et le hatake-wasabi qui lui pousse dans des champs humides et ombragés.

C'est ce dernier qui est cultivé ici.

  

Le wasabi est une plante de montagne, d'ailleurs on notera que le 1er signe de wasabi signifie montagne en japonais :  (yama).

C'est une plante qui aime l'humidité et la fraîcheur. Pour éviter que le wasabi ne prenne un coup de chaud, les champs sont recouverts de bâches, appelées "ombrières" qui les maintiennent à l'ombre. Attention, ce ne sont pas des serres, mais de réels tunnels pour maintenir le wasabi à l'abri du soleil et surtout maintenir la fraîcheur venant de l'eau fraîche du cours d'eau qui s'écoule en permanence et irrigue le wasabi.

En pleine soleil, les feuilles se flétrissent très rapidement.

Espace en court de plantation.

On trouve dans la ferme un panneau explicatif sur la culture du wasabi, malheureusement en japonais, mais les dessins sont assez évocateurs malgré tout.

Un peu plus loin, nous croisons des personnes travaillant dans les rangs de wasabi. Vous remarquerez le côté pratique, puisqu'ils ont accrochés au derrière un petit tabouret :o)

Autre accessoire indispensable dans la culture du wasabi : les bottes, puisque le wasabi est cultivé dans les cours d'eau.

Le wasabi est planté dans des allées de caillasse, irriguées par d'étroits "ruisseaux" où s'écoule l'eau. Le wasabi profite ainsi de la fraîcheur du cours d'eau de montagne.

Nous sommes au printemps époque de floraison du wasabi.

La fleur de wasabi, comme quasi l'intégralité de la plante, se mange ! J'en avais fait la dégustation lors de la visite de la ferme de wasabi en Angleterre.

Il s'agit de fleurs blanches crucifères. Comme je le disais plus haut le wasabi est de la famille de brassicacées (comme la moutarde, le chou...)

 

Il faut en général attendre 2 à 4 ans avant que le rhizome ait atteint la taille de récolte.

Pour ceux qui ne le savent pas le rhizome d'une plante (soit le wasabi tel qu'il est vendu, idem pour le gingembre, le galanga...) n'est pas la racine de la plante, mais sa tige souterraine. Sur les photos ci-dessous, les racines sont les "tiges" faisant une sorte de chevelure sur le rhizome. C'est normalement un "déchet", une partie non noble.

Une fois récolté, le rhizome est séparé de ses tiges, feuilles, fleurs et racines, de sa chevelure...

Les rhizomes sont classés par taille.

  

Près de l'endroit où les rhizomes de wasabi sont nettoyés, on trouve un temple. Et bien évidemment avant ce temple, une fontaine avec des Hishaku : louches pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

Temple de la ferme

avec des nuno-zôri géantes.

Tout au long du parcours du cours d'eau qui sert à la culture du wasabi, des allées sont aménagées permettant une balade très sympathique.

 

  

Pendant notre visite, nous nous sommes bien évidemment arrêtés à la boutique et aux divers stands proposant des croquettes au wasabi, du wasabi rice... et des glaces au wasabi (pour une recette sur mon blog de cuisine : ici).

Tout se mange dans le wasabi, du rhizome aux feuilles en passant par la tige et les fleurs lorsque c'est la saison.

Bien évidemment comme partout, il faut absolument faire vos emplettes avant 18h00... Sinon tout sera fermé !

  

Près de la ferme de wasabi, en poursuivant notre visite, nous croisons des moulins à eau.

Lors de notre balade aux abords de la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場), près des moulins à eau, dans les arbres une colonie de hérons rentrés nourrir leurs petits.

Le soir commence à tomber sur les montagnes et la ferme s'est totalement vidée... Nous devons être les derniers à quitter les lieux !

Statues à la sortie de la ferme.

De retour à Mastumoto, nous allons en centre ville afin de trouver un restaurant

  

 

Voilà le repas est terminé, et nous reprenons la route pour rentrer au Ryokan.

Pour finir la soirée et passer une bonne nuit.... quoi de mieux que de passer dans le onsen (温泉). Il s'agit de bains chauds, généralement communs, intérieurs ou extérieurs, dont l'eau est issue de sources volcaniques.
La nudité y est de rigueur.
D'où dans le Ryokan où nous étions, un "osen homme" () et un "osen femme" (女), que nous avons au final eu l'autorisation d'utiliser en famille étant en cette saison les seuls clients.

Salle de bain/vestiaire où l'on se déshabille complétement (pas de maillot, on doit être nu pour entrer dans le onsen), et où on met ses vêtements dans un panier.

Quelques consignes...

La 1ère phase est de prendre une douche, dont on peut régler la température à l'aide d'un petit tabouret et d'un baquet.

  

Une fois lavé et bien rincé, on nettoie sa place et on peut alors aller dans le bain d'eau chaude. C'est super relaxant.

Comme dans tous les ryokans, on quitte ses chaussures à l'entrée principale et on se déplace en chaussons. Mais ici, on pousse le concept avec des chaussons dédiés aux toilettes :o)

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Fushimi Inari Taisha, au musée du manga et de réserver un cours de pâtisserie japonaise :

- concernant les onsen : quelques articles sur le sujet : Vivre le Japon, Gaijin Japon,
- pour visiter la ferme wasabi : le site Explore Azumino (en anglais), et le site de la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (en japonais)
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, une recette inspirée des financiers au wasabi que nous avons achetés à la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場).

 

 

 

Pas vraiment une recette typiquement japonaise, mais comme j'aime beaucoup le wasabi, je n'ai pas résisté au retour en France de faire ma version des financiers au wasabi.

Sachez que le wasabi se marie très bien avec les fruits rouges et les fruits exotiques, et que si vous utilisez du wasabi frais, le côté "piquant" disparait très vite après qu'il ait été rapé et surtout passé une cuisson à plus de 90°C, ce qui permet de n'en garder que l'arôme végétal et si particulier.
   

 Financier au wasabi frais et cerises
     


  

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

13 septembre 2015

Kyoto - Des wagashi aux manga en finissant par Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社)

Kyoto - Des wagashi aux manga en finissant par Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社)

Voici le dernier billet sur Kyoto, et ainsi nos dernières visites.

Très franchement, 3 jours à Kyoto c’est beaucoup, beaucoup trop court tellement cette ville est riche. Nous aurions pu y rester toute la durée de nos vacances (soit 15 jours), sans refaire plusieurs fois la même chose et en ayant encore manqué des lieux à voir.

Bref, en ce dernier jour à Kyoto, nous nous sommes dit qu’il faudrait que l’on y revienne un jour !

A notre arrivée à Kyoto, j’avais déjà l’idée et planifié sur nos 3 jours une matinée pour apprendre à faire de wagashi. Passionnée de pâtisserie, il fallait bien que je m’essaie à la pâtisserie japonaise !

Wagashi est le terme générique pour nommer la pâtisserie japonaise traditionnelle. Nous sommes ici très très loin de la pâtisserie à la française. Il n’est pas difficile de trouver au Japon des cours de cuisine japonaise, mais cela l’est un peu plus lorsqu’il s’agit de pâtisserie japonaise, soit de « wagashi » (和菓子) surtout si on recherche un cours en anglais (oublions le français !).

Avant de partir, j’ai longuement recherché une adresse pour une approche intéressante et dans les règles de l’art (il en existe sûrement d’autres). C’est comme cela que je suis tombé sur la pâtisserie « Kanshundo ».

Je vous avoue que je n’ai pas tenté de les appeler pour réserver un cours : leur site web même si un peu en anglais laissait à penser que l’anglais n’était que de façade… ce qui est assez proche de la réalité.
J’ai donc été en arrivant à Kyoto, à l’Office du Tourisme pour m’aider à faire une réservation, ce qui m’a confirmé que l’anglais ne serait pas la langue du cours mais que nous aurions une fiche explicative en anglais.
Au final, le Maître wagashi qui nous a fait le cours, certes a fait son cours en japonais (il faut dire que nous étions les seuls étrangers dans l’assistance), mais il a fait beaucoup d’efforts et a usé de beaucoup de patience pour trouver les mots en anglais pour nous expliquer, et surtout est resté très proche de nous pour nous montrer et corriger nos gestes.
Même avec cette barrière de langue, ce fût une extraordinaire expérience.

La réservation étant faite, la localisation du lieu du cours donnée par l’Office de Tourisme de Kyoto, il ne restait plus qu’à se lever tôt puisque nous avions pris le 1er cours de la journée.

Avant de commencer notre périple de la journée, juste une petit image intérieure du bus : beaucoup de gens me disent avoir peur de voyager seul au Japon en raison de la barrière de la langue ou de l'écriture. Dans les grandes villes et généralement dans les transports, beaucoup d'effort ont été fait ces dernières années afin de permettre aux touristes de s'y retrouver.
La plupart des affichages sont en plusieurs langues (ici on retrouve de l'anglais et du coréen) et les noms des stations sont souvent écrites en lettres européennes ce qui permet de facilement retrouver son arrêt.
De plus, les chauffeurs de bus, de tramway, de taxis japonais sont extrêmement serviables et aidant, on trouve toujours quelqu'un pour aider et vous diriger, et même vous emmener.

Arrivée à notre destination en bus, le trajet entre l'arrêt de bus et la pâtisserie nous a permis de découvrir un quartier de Kyoto très loin des sentiers touristiques, un quartier que je qualifierais de résidentiel. 

Anecdote en chemin : un distributeur de piles électriques.

Ce quartier nous a beaucoup fait penser aux quartiers que l’on retrouve dans certains mangas japonais, avec les petites rues étroites, ce qui explique la taille des voitures et des camions.

Toujours les étonnants fils électriques et téléphoniques.

A cette heure, les magasins étaient encore fermés ou ouvraient tout juste. La vie du quartier commençait.

Arrivé dans les locaux de la pâtisserie « Kanshundo », on nous donne un tablier, nous nous lavons les mains et montons dans la salle de cours.

 

Là nous attends notre matériel et la fiche technique (ici en japonais, mais nous en avons eu une en anglais par la suite).

A la base des wagashi, on trouve généralement les ingrédients de base suivant : sucre, riz, farine, et le « An » : an rouge (Azuki) ou An blanc (haricot blanc) que l'on peut voir sur l'assiette avec le matériel.

Si la composition des wagashis différe peu d’un wagashi à un autre, l’intérêt est surtout leur forme (fleurs, fruits, formes abstraites…) et leur symbolique qui suivent les saisons. On pourrait penser que ce n’est que du modelage, mais c’est bien plus que cela, c’est une manière d’être en harmonie et de suivre les saisons.
L’art du wagashi car je pense que l’on peut parler d’art avant de parler pâtisserie, est un summum du raffinement à la japonaise. Les wagashis sont tous faits à la main, il n’y a aucune mécanisation, la confection des wagashis étant très normalisée et toute en délicatesse.
Le Wagashi n’est pas consommée comme un dessert après le dîner. Ils sont mangés normalement dans l’après-midi avec du thé. Le goût peu prononcé ou subtil des wagashi ne doit pas écraser celui du thé qui est l’élément essentiel de la cérémonie du thé et en même temps se marier parfaitement avec ce dernier.
Même si le wagashi est petit par sa taille, il ne s’agit pas d’un gâteau bouchée, mais d’un gâteau que l’on déguste. On parle plus de pâtisserie pour adultes « qui a le don de faire fleurir le vide ».

L’objectif sera de réaliser 4 wagashis (dont un extrêmement simple). Nous n’apprendrons pas à réaliser la pâte, le cours consiste à apprendre à modeler les formes des wagashis objet du cours

  

A gauche : des Higashi kizato (干菓子 生砂糖) : mélange de sucre et de farine de riz - cela donne un wagashi sec qui se conserve assez longtemps.
Ici des feuilles d'érable du Japon : Kaede (楓)

A droite : des Jo-Namagashi Nerikiri (上生菓子 練り切り) : mélange à base de haricots blancs, sucre et farine de riz. Cette pâte est facile à sculpter, comme une pâte à modeler.
ici des Otowa-no-kaze : feuilles d'érable
Ce sont des wagashi frais, qui ne se conservent pas et se mangent dans la journée avec un thé matcha.

 

Confection de Jō namagashi kinton (上生菓子)
Ici des ranman (爛漫) que l'on peut traduire par "pleine floraison"

  

Le dernier de la série (sur la photo de droite en haut) :
un Jō namagashi Uiro (上生菓子 "ういろう) : mélange à base de mélange de sucre, poudre de riz, et kudzu, fourré à la pâte de haricot rouge.
Ici en forme de mizuurumu.

Le cours terminait, on nous sert un thé matcha pour déguster un de nos wagashis, et nous empaquetons les 3 autres que nous pourrons déguster dans la journée. Les wagashis étant frais et fait généralement à la demande, ce ne sont pas des pâtisseries qui se conservent… Enfin pour tout vous dire, nous en avons gardé une partie pour le lendemain – pas très japonais cela – mais ils étaient encore très bons ;o) Ah ces européens ! Pire ces français !

Après le cours, nous passerons à la pâtisserie afin d’acheter quelques gâteaux secs souvenirs, de quoi rapporter en France :o) dans une jolie boîte souvenir.

Il est temps de quitter ce quartier, de reprendre le bus et d’aller en direction de notre prochaine visite de la journée : une visite pour nos filles ! 

En chemin, on notera le marquage au sol... Discipline oblige, mais au final pas très respecté.

Mais avant cela petite pause déjeuner dans un self-service à la japonaise, qui me donne l’occasion d’une petite recette dont vous trouverez le lien à la fin de ce billet.

   

Le déjeuner terminé, direction le Musée international du manga de Kyōto (京都国際マンガミュージアム).

Je vous avoue que mes filles en rêvaient, cela fait partie des aspects de la culture japonaise que nos enfants ou adolescent adorent. Mais au Japon, le manga n’est pas une simple BD d’adolescent, et je vous invite à lire certains manga pour découvrir que c’est un genre littéraire extrêmement riche. Vous n’aurez ici que la photo de la devanture du musée… copyright oblige les photos sont interdites dans le musée, sauf dans une seule pièce représentant une salle d’opération en l’honneur d’un personnage médecin du manga………… 

Si vous ne parlez pas japonais, certes vous n’aurez pas accès au plus de 300 000 ouvrages que le musée conservent, mais une partie du musée est consacrée aux traductions dans différentes langues de certains manga, dont quelques centaines en français ou anglais.
Par contre, c’est l’occasion de voir comment travaille les mangaka (dessinateur de manga), qui là aussi même s’ils ne parlent pas tous anglais, prennent le temps et la patience pour vous montrer comment on réalise les dessins manga.

Vous pourrez si vous avez beaucoup de temps ou arrivez très tôt, faire faire votre portrait façon manga… un très grand regret car nous n’avions pas le temps d’attendre aussi longtemps !
Au moment où nous y étions nous y avons aussi découvert une superbe exposition traduite en anglais sur les liánhuánhuà (连环画), bandes dessinées traditionnelles chinoises.

Bref, cela vaut le détour même si on n’en profite pas autant que si nous avions parlé japonais !

Il est temps de repartir pour la prochaine étape de la journée... On change de décors pour partir dans le sud de Kyoto.

Direction Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社), le sanctuaire aux milles toris.

Il est possible d'y aller en bus ou en train de banlieue. Et que ce soit l'un ou l'autre, quelle bonheur d'avoir des transports à l'heure et propres (pour ceux qui connaissent Paris je pense que vous me comprenez).

Le 1er plan est tout en japonais, nous sommes sur le bon chemin.

Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社) est un sanctuaire shinto fondé en 711 et dédié aux divinités de l'agriculture et plus particulièrement au kami Inari.
Pour les cinéphiles, on le voit apparaître dans le film les "Mémoires d'une Geisha"

Le Honden : bâtiment principal du temple.

Rômon du sanctuaire Fushimi Inari

 

Inari (稲荷神) est à la fois le kami mâle de la nourriture et le kami femelle du riz, on parle de "Dieu du riz" ou "Dieu des récoltes et des grains". On dit qu'au printemps il/elle descend des montagnes vers les rizières.
Le kitsune () représenté par un renard est son messager. Vous en verrez partout dans le sanctuaire, c'est l'animal du lieu. Il porte généralement dans sa gueule des brins de riz.

Ici aussi on fait des grues en papier (comme à Hiroshima)

Le kitsune () : le renard, messager du Dieu Inarii

  

On vient ici certes pour les bâtiments, mais surtout pour les allées de torii.

Comme tous les torii, il représente un portail shinto symbolisant la frontière entre le monde réel et le monde sacré.
De nouveau, vous lirez partout que ces torii sont rouge vermillon... Je dirais qu'ils sont là encore plus orangé que rouge. Question de vision encore une fois !

Bien souvent appelé temple des milles torri, il s'avère en fait qu'il y a environ 10 000 torii qui constituent les différentes allées du temple. De quoi faire de belles photos... mais rarement sans personne.

  

  

Plusieurs allées ménent au même endroit, ce qui donne des perspectives très intéressantes.

Mais qu'est-il donc écrit sur les toriis ?

Les torii sont ici des dons faits par des particuliers, des familles et surtout des entreprises. Le nom des donateurs et la date de la donation figurent sur un des côtés des montants. De nos jours, outre d'être le Dieu de l'agriculture, Inarii est aussi devenu au fil du temps le "Dieu des entreprises", d'où le grand nombre d'entreprises donatrices dans le sanctuaire.

Cette coutume d'offrir un torii date de l’ère d’Edo. Les personnes qui ont eu leur vœu réalisé ont pour coutume d’offrir un nouveau torii au sanctuaire.


On trouve même à certains endroits un petit panneau avec le prix des torri suivant leur taille.

  

Comme partout on retrouve les portiques à ema, ici en forme de tête de renard. Les ema sont des petites tablettes de bois votive portant une image d'un côté et derrière laquelle on écrit une prière. Ici elles sont décorées avec des dessins maga.

  

Petit temple à mi-parcours, toujours avec kitsune () le renard messager.

  

  

  

Comme dans les autres temples shiinto, on trouve aussi des allées de petites lanternes de pierre.

Nous avons passé 18h - 19h, tout est fermé... et le monde est parti.

Hishaku : louches pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

   

Petit guide d'utilisation des Hishaku : pour ceux qui m'ont posé la question, comme le montre le dessin, on ne boît pas avec l'Hishaku. On verse l'eau dans sa main et on se rince la bouche.

Il est temps de reprendre le chemin pour le centre de Kyoto. On notera les petits fanions sur le poteaux avec le Kitsune.

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Fushimi Inari Taisha, au musée du manga et de réserver un cours de pâtisserie japonaise :

- cours de wagashi : pâtisserie « Kanshundo »
- pour le musée international du manga : en français
- pour Fushimi Inari Taisha : le site de Kanpai ! et de Vivre le Japon en français


Pour accompagner ce billet, une recette très populaire au Japon et très facile à faire. Elle plaira aussi au plus grand nombre, car elle n'est pas complétement co-notée japonaise puisqu'il s'agit de la version japonaise des croquettes de pommes de terre :

 Korokke (コロッケ)

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29 août 2015

Kyoto - Arashiyama (嵐山) - Visite du Parc d’Iwatayama et la bambouseraie

Kyoto - Arashiyama (嵐山) - Visite du Parc d’Iwatayama et la bambouseraie

Le même jour que la visite du Pavillon d’Or dont je vous ai parlé lors de mon précédent billet, nous avons poursuivi la journée à Arashiyama (嵐山) soit la « montagne de la tempête ».

C’est un quartier à l’Ouest de Kyoto.

Nous ne venions pas y admirer les cerisiers en fleur, nous n’étions pas encore assez au Nord du Japon… et la saison passée.
En allant à Arashiyama, nous avions 2 objectifs, l’un pour nos filles : le parc d’Iwatayama, et l’autre la « fameuse » bambouseraie d’Arashiyama (嵐山竹林).

Avant de poursuivre les visites du jour, il est l’heure de déjeuner, l’occasion de découvrir le quartier très très animé d’Arashiyama. A tel point qu’il était difficile de circuler même à pied, les trottoirs étaient bondés.

La rue principale d’Arashiyama est un endroit idéal pour déjeuner.
Il est difficile d’y mourir de faim tellement l’offre est important, allant du snack au restaurant. On n’y manque pas non plus de boutiques de souvenirs en tout genre.

On dit qu’à Rome il faut faire comme les romains, et bien au Japon, il faut faire comme les japonais ! Il y a bien sûr des restaurants où l’on peut déjeuner à table, mais l’affluence et la perspective de rester trop longtemps à table, nous a découragés.
Alors nous avons fait comme la plupart des japonais autour de nous, commandé dans une échoppe, trouver une place sur un banc et déjeuner sur nos genoux. Déjeuner sur le pause ne signifie pas toujours de déjeuner dans de la vaisselle jetable… Nous sommes au Japon !

Et toujours les fils électriques très impressionnants

Partout on voit des jeunes femmes en kimono (et quelques fois des hommes). Contrairement à Tokyo, où nous avons vu des japonaises réellement habillées en kimono, ici il s'agit le plus souvent de touristes, qui pour quelques yens louent des kimono pour quelques heures ou la journée.

Le déjeuner terminé, nous nous dirigeons vers le pont Togetsukyō (渡月橋) « pont qui traverse la lune »).

Ce pont a été représenté dans des peintures japonaises de l’époque Edo. Il fût construit pendant la période des Heian et reconstruit en 1930. En traversant ce pont de bois, on passe au-dessus de la rivière Hozu, pour se diriger vers le mont Arashi où se trouve le parc d’Iwatayama (嵐山モンキーパーク いわたやま).

Là on commence à trouver moins de touristes :o)

Mais qu’est-ce que le parc d’Iwatayama ?

Ce parc est peu mentionné dans les guides touristiques, et pourtant c’est un lieu à faire puisqu’il abrite des singes dans leur environnement naturel.

Juste avant l’entrée du parc (entrée payante), se trouve un petit temple.

Pour voir les singes, on suit jusqu’en haut de la montagne (enfin la petite montagne) un sentier balisé, pour lequel mieux vaut avoir de bonnes chaussures.
Tout au long du chemin, vous trouverez des panneaux explicatifs, des questionnaires pour les enfants (en anglais) et des consignes pour respecter les singes.

  

Arrivée en haut, nous rencontrons les 1ers singes.

Il s’agit ici de macaques japonais (Macaca fuscata), singe catarhinien de la famille des cercopithécidés.

C’est ce singe qui a servi pour les singes de la sagesse (« Mizaru (l’aveugle) : Ne rien voir de mal, Kikazaru (le sourd) : Ne rien entendre de mal, Iwazaru (le muet) : Ne rien dire de mal »). 

  

Comme pour les cerfs à Nara et Miyajima, les singes sont ici sacrés et il est interdit de les déranger…
Vous me direz, je ne vous le conseille pas, sans vouloir les déranger ou les embêter, je me suis accroupie afin de prendre quelques photos, jusqu’à ce qu’un singe me fonce dessus pour me convaincre que mieux valait rester debout !

De nombreux panneaux indiquent les attitudes qu’il faut éviter (les regarder dans les yeux ce qui serait pour eux considéré comme une provocation, les nourrir hors de la maison à cet effet…).

Ici, les singes sont en liberté et restent des animaux sauvages.
Ils ne sont pas agressifs en tant que tels et des gardiens veillent, mais mieux vaut s’en méfier et surtout respecter leur espace vital. Malgré tout, il est possible de s’en approcher de très près et ce même avec des enfants sans risque.

Une chose amusante à faire avec des enfants, nourrir les singes.

Pour cela, en haut de la montagne, on trouve une maison à grillage où il est possible pour une centaine de yen d’acheter des morceaux de pommes et des cacahuètes. Ici c’est vous qui serait en cage :o) C’est un moment très sympa. 

    

 

 

Ce qui m’a le plus impressionné chez ces singes, c’est leur délicatesse pour prendre la nourriture, qui laisse tout loisir de voir leurs mains. C’est là qu’on confirme les théories de Darwin, et qu’on voit au combien leurs mains sont proches des notres. 

 

Autre intérêt de l’endroit : c’est le magnifique panorama de Kyoto, dont on aperçoit la tour.

Après avoir quitté la montagne des singes, nous voici de retour dans Arashiyama, direction la bambouseraie. Pour nous y rendre, nous passerons dans le jardin du Tenryū-ji (天龍寺), et son magnifique jardin, donc sa mer de pierre.

Avant le temple Tenryū, nous croisons divers bâtiments et leur jardin.

Le Kuri, quartier de vie du temple.

 

 

Le Tenryū-ji (天龍寺) fût édifié en 1339 par le shogun Ashikaga Takauji, en mémoire de l'Empereur Go-Daigo.

Il se visite en 2 temps : les bâtiments et le jardin (les 2 entrées sont payantes indépendemment).

Plan d'eau du temple Tenryū : Sogenchi Teien

L'Hojo, ou quartier des prêtres.

Il est composé de 2 bâtiments : le Daihojo (Grand Hojo) et le Kohojo (Petit Hojo), tout deux relié au Kuri. Le Daihojo était principalement utilisé pour les cérémonies et les grands événements. Il fût achevé en 1899.

 

Le Daihojo (Grand Hojo)

Plan d'eau du temple Tenryū : Sogenchi Teien

Nous traversons le jardin zen pour atteindre la bambouseraie.

Au bout du jardin, on commence à trouver de grands bambous.

A la sortie du jardin zen, nous arrivons à l'entrée de la bambouseraie.

La bambouseraie d'Arashiyama est l'un des haut lieu du tourisme à Kyoto. Il faut dire que ces bambous font la couverture de certains guide touristique du Japon.Pourtant, j'avoue que nous nous attendions à quelque chose de plus grand, pas en hauteur de bambous, ils sont effectivement immense, mais en terme d'étendue de la bambouseraie. Certes on peut y faire une belle balade, mais cela ne vous prendra pas la journée.

Par contre, la hauteur des bambous est très impresionnante.

  

Notre petit tour de la bambouseraie étant terminé, nous retournons sur la rue principale d'Arashiyama, pour reprendre le bus et retourner en centre ville.

Les touristes sont déjà partis, il est plus facile de circuler sur les trotoirs :o)

En attendant le bus, on profite des derniers échoppes ouvertes (il est 18h00 tout ferme ;o)) pour grignoter.

ici des kintsuba (きんつば) à la patate douce (dont je vous avais donné la recette au yokan : ici)

 

des boulettes aux sésames noirs et une croquette de pomme de terre - viande (dont vous aurez un de ces jours la recette, mes filles m'en réclamant !)

  

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite au Pavillon d'or de Kyoto :

- le site du temple Tenryu-ji : en anglais
- le site kampai : pour le parc Iwatayama et  pour la bambouseraie
- le site du Parc Iwatayama : en anglais

Pour accompagner ce billet, une recette typique que l'on trouve beaucoup dans les échopes d'Arashiyama. Un nouveau dessert que j'aime beaucoup et très facile à faire :

Mitarashi Dango (みたらし団子)

 

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15 août 2015

Pont Croix - Chapelle du petit séminaire

Pont Croix (Finistère) - Chapelle du petit séminaire

Je joue avec mon fish eye :o)

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03 août 2015

Kyoto - Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or

Kyoto - Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or

Comme promis, voici un nouveau billet sur nos visites dans Kyoto lors de notre séjour au Japon.

Cette fois, je vous emmene dans l'une des visites incontournables de Kyoto : le fameux Kinkaku-ji, également connu sous le nom de "pavillon d'or", et pour cause !

Le Pavillon d'or se situe dans le Nord-Ouest de Kyoto, assez loin du centre, mais facilement accessible en bus. Nous étions pour notre part vraiment tout près puisque notre Ryokan était situé dans cette partie de Kyoto.

Pour ceux qui ne le savent pas les Ryokans sont des auberges typiques, bien moins cher que l'hôtel et beaucoup plus typiques - à noter, il faut souvent les payer en liquide, peu accepte la carte de crédit.

On y dort à la japonaise sur des futons déposés sur des tatamis. Lorsque l'on sait ce qu'est un tatamis, on comprend que l'on enléve ses chaussures dès l'entrée pour se déplacer dans le Ryokan. D'ailleurs on vous propose des chaussons pour se déplacer dans le ryokan.
On y trouve aussi à disposition comme au fond de la photo ci-dessous à droite, des Yakata, un kimono de coton (ici bleu)

Généralement, on y trouve un onsen (bain japonais commun avec une partie femme et une partie homme) et parfois un bain individuel privatif.

  

Avant de partir pour notre visite, petit déjeuner japonais traditionnel. Il est constitué de tsukemono qui sont des légumes marinés et saumurés, des algues, du poisson, des oeufs (ici sous forme de tamago), riz et soupe... le tout accompagné par un thé. Il répond à la règle du kaiseki qui veut que l’on serve simultanément plusieurs petits plats très divers.

Bien évidemment, il est possible de demander un petit déjeuner occidental ! Bien plus apprécié par les enfants ;o)

Le petit déjeuner pris... Nous partons pour notre visite du matin : le Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or.

C'est l'un des temples bouddhistes les plus visités à Kyoto.

Le Pavillon d'or porte son nom du fait de sa magnifique construction principale recouvert de feuilles d'or, qui se situe près de l'entrée du parc. Le Pavillon d'or est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994.

Ce batiment date de 1397, par le shogun Ashikaga Yoshimitsu, dont il était la "villa de retraite". A sa mort en 1408, le bâtiment est devenu un sanctuaire sacré.
Incendié en 1950 par un pretre, il a été reconstruit à l'identique. Construit près d'un étang, il ne faut pas manquer son reflet dans l'eau.

La visite s'effectue suivant un chemin qui longe le pavillon, ce qui permet de le prendre en photo depuis l'autre côté du lac, juste à l'entrée du jardin, et depuis l'arrière, dans un virage. 

Le jardin est comme tout jardin japonais impeccable... et comme toujours grâce aux jardiniers.

Comme dans nos visites précédentes, nous croiserons de multitudes de collégiens, lycéens... dont certains qui ont expérimenté leur anglais sous l'oeil attentif de leur professeur ;o) Cela ne prend que quelques minutes et c'est assez amusant.

 

A la fin de la visite du jardin, un dernier temple où on vient prier. On y trouve plusieurs étals où on vend des cierges, des porte-bonheur, ou des calligraphies. 

 

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite au Pavillon d'or de Kyoto :

- le site de France - Japon : en français
- Kanpai ! : en français

Pour accompagner ce billet, pas de recette spécifique à Kyoto ou même au pavillon d'or, mais un dessert japonais que j'aime beaucoup :

Cheesecake Japonais

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12 juillet 2015

Rhinocéros blanc

Rhinocéros Blanc

Parc Zoologique de Vincennes - juillet 2015

  

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Grenouille

Grenouille

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06 juillet 2015

Nara (奈良市) - avril 2015

Nara (奈良市, Nara-shi)

Les prochains billets vont être dédiés aux visites que nous avons faites lors de notre séjour à Kyoto. Ils ne respecteront pas forcément un ordre chronologique, mais seront en fonction des lieux visités, ce qui me semble plus intéressant.

Pour ce 1er billet, nous quitterons Kyoto via le train pour 1 heure de trajet vers le sud à 42 km, afin de passer la journée à Nara.

Ci-dessous détail des escaliers de la gare de Nara

Nara  (奈良市, Nara-shi) située dans la région du Kansai, est une des anciennes capitales du Japon (il faut dire que la capitale changeait quasi à chaque empereur !).

La richesse de ses monuments ont fait que l’ancienne ville a été inscrite au patrimoine mondial de l’humanité en 1998.

Elle représenta la première véritable capitale fixe du pays. Avant 710, les capitales se déplaçaient de royaume en royaume. En effet, selon les anciennes conceptions du shintoïsme, la mort constituait l'impureté la plus grave. Lorsqu'il s'agissait de la mort de l’empereur, alors l'impureté frappait la capitale ; il fallait donc détruire les palais et les reconstruire ailleurs.

Au début du VIIIe siècle, on comprit qu'il fallait créer un centre plus durable pour le gouvernement et l'administration de l'État.

C’est la ville où nous verrons le plus d’écoliers, collégiens, lycéens… Il faut dire que c’est la veille de la Golden week ! De plus, c’est un haut lieu historique et riche en monuments en tout genre.
Nous n’en visiterons que très peu au final, tellement l’ancienne ville est grande… et que nous ne voulons pas visiter au pas de course. Mieux vaut voir peu mais bien que courir ;o)

Pour aller dans le vieux Nara, il faut prendre la rue à gauche face à la gare, une rue semi-piétonne et très commerçante (Là aussi si vous voulez faire des achats, il faut les faire avant 18h00 !).

Nous en profiterons pour aller déjeuner au curry house Coco (que l'on voit sur l'image du dessus).

Dans les chaines de restaurant au Japon, on peut souvent manger au comptoir, souvent assis, mais il n'est pas rare de manger debout. Il faut dire que l'on mange vite.

Dans les restaurants de curry rice que nous avons testé au Japon, on trouve des curry rice classique bien évidemment, mais d'autres avec des oeufs, des saucisses, des fruits de mer, des légumes variés : asperges, épinards, carottes, petits pois... On peut même faire son curry soi-même en sélectionnant le degré de piquant et les ingrédients du plat.
Bref tout peut s'imaginer et se faire. De gauche à droite : Katsu curry, Curry au boeuf et épinards, curry boulette de viande fourrée au fromage.

   

On mange le curry rice à la cuiller et non avec des baguettes. Il faut dire que la sauce est assez liquide. Plus que celle que je fais.

J'en profite en parallèle de ce billet pour vous faire un billet recette de curry rice totalement maison :o) - lien en fin de billet.

Au bout de la rue, une fabrique artisanale de mochi (餅) à la pâte d’azuki.

Il s’agit d’un gâteau très connu au Japon fabriqué à base de riz gluant Mochigome (もち米) cuit à la vapeur puis battu au mortier pour faire une pâte de riz.

 

Le magasin est connu de partout pour ses mochis et surtout pour la possibilité d’assister au battage de la pâte de riz gluant. C’est très impressionnant à voir 2 personnes tape la pâte avec de gros maillets alors que le 3ème retour à main nue la pâte !
Cela demande de la coordination ou on risque d’avoir des mochis aux doigts !

   

Bon si vous y regardez de plus près, la pâte de riz gluant est déjà près battue… et la fabrication est faite ensuite à la machine à mochi. Cependant le battage reste très impressionnant tellement c’est rapide.Si vous souhaitez en savoir plus : une vidéo. 

A ne pas manquer cependant pour déguster les meilleurs mochi de notre séjour. Extra frais, on ne fait pas mieux !

   

Tout au long des rues, on trouve des Cornouillers du Japon (Cornus kousa ou Benthamidia kousa ou Yamaboushi ヤマボウシ) aux fleurs crèmes et rosées.

Entrée dans le parc de l’ancien Nara, nos 1ères étudiantes !

Tout de suite à gauche, soit à l’ouest du parc nous tombons le Temple Kofukuji.

Près du temple se trouve le Gojū-no-tō (五重の塔) une pagode à cinq étages de 50 m de haut, qui fut réalisé en 730 pour l'impératrice Kōmyō, épouse de l'empereur Shōmu. Il est également considéré comme Trésor National.

Les pagodes, formes évoluées des stupas indiens, sont les structures les plus importantes des temples bouddhiques, car ce sont elles qui renferment les reliques des Bouddhas.
C'est le symbôle de la foi bouddhique. C'est là que sont conservés généralement les reliques saintes que l'on dit être les restes du Bouddha.

De l’autre côté se trouve le Nanendō (南円堂), bâtiment octogonal, qui n'est ouvert au public qu'un jour par an, le 17 octobre.

En prenant le chemin à gauche de la pagode, nous nous dirigeons vers le centre du parc face au musée national de Nara.

Comme à Miyajima, Nara est une ville qui plait aux enfants en raison des cerfs en liberté dans tout le parc de l’ancienne Nara.

Ici comme à Miyajima, les cerfs sont des animaux sacrés. Cela découlerait de la légende qui veut qu’une des divinités montée sur un cerf blanc aurait assuré la protection de la capitale impériale.

Nous n’échapperons pas à l’achat de quelques biscuits pour nourrir les cerfs en liberté. Quel que soit le vendeur de biscuits, le prix est le même dans tout le parc, et il n’est pas permis de leur donner autre chose.

Les cerfs ont tellement l’habitude d’être nourris et de ne pas être maltraités par l’homme, qu’il est très facile de les approcher. Ils sont même assez entreprenant et mieux vaut faire attention.

D’ailleurs dans tout le parc des panneaux mettent en garde et expliquent les précautions à prendre avec les cerfs.

 

Le musée national de Nara (奈良国立博物館, Nara kokuritsu hakubutsukan), fondé en 1889 est un musée d’art. Nous n’aurons pas le temps de le visiter.

Autour du musée national, des étudiants en pause.

Jeune femme en kimono

  

Le 1er temple dans le parc de l’ancien Nara que nous visitons réellement est le Himuro Shrine (氷室神社, Himuro Jinja).

C’est un petit temple shinto datant de 710. Ci-dessous le Torii d’entrée du Temple Himuro.

A l'entrée du temple, on retrouve les chiens de pierre "Komainu" qui gardent les lieux. Ici c'est celui à la gueule ouverte qui s'appele "A". L'accès pour le temple même est bordée de lanternes en pierre.

 

Shinden du Himuro Shrine, soit le sanctuaire principal

Comme dans tous les temples, on y retrouve le saisen-bako (c'est-à-dire l'urne à offrande, la suzu qui est la cloche à faire tinter pour annoncer aux dieux que l'on est venu prier, les papiers de prédictions appelés omikuji...

Au fond le portique à Ema.

Détail d'une lanterne de pierre et Omikuji attachés à une grille de bambou.

 

Puis nous nous dirigeons vers le Temple Tōdai-ji (東大寺 - Grand temple de l’est), abritant le Grand Bouddha de Nara, qui est le plus célèbre des monuments anciens de la ville.Le Kegon-shū daihonzan Tōdai-ji, plus simplement appelée Tōdai-ji est un temple bouddhiste.

Avant d’atteindre le temple par lui-même, nous suivons une route piétonne où de nouveau, nous croisons des cerfs avides de fouiller dans les sacs à la recherche de quelques biscuits.

  

Revendeur de patate douce grillée au milieu des cerfs et biches

Afin de rentrer dans l'enceinte intérieure du temple, il faut emprunter la grande porte d’entrée sud Nandai-Mon, de plus de 25 mètres de hauteur, qui est la plus grande porte d’entrée de temple du Japon.

Elle fût battie durant l’ère Kamakura.

Dans les structure de temple bouddhique, c'est ce que l'on appele le Sanmon (la porte)

Elle abrite dans ses piliers, 2 statues géantes de 8 mètres de haut, représentant Agyô (bouche ouverte) et Ungyô, les Niō (仁王) aussi appelés Kongō-rikishi (金剛力士), ce sont les gardiens des temples bouddhiques.

 

 

Les allées sont pleines d’étudiants et écoliers avec leur professeurs en visite et de touristes. La masse de gens est d’ailleurs très impressionnante.

 

Porte de l'enceinte autour du kondo du temple (le kondo est le lieu où sont gardés les statues et images du Bouddha).

On retrouve ici toutes les caractéristiques des architectures des temples bouddhiques : la tuile faîtière appelée Onigawara, le motif décoratif juste sous le toit appelé Kegyo, les taruki...

Avant de rentrer dans l'enceinte du Kondo, une pause « goûter » pour quelques fraises japonaises achetées à la gare à un producteur local, délicieusement sucrées et avec un superbe parfum de fraises.

En contournant par la gauche le kondo, on arrive à l’entrée de l'enceinte, celle du Daibutsu-den (大仏殿), soit le Hall du Grand Bouddha Vairocana.

Avec une hauteur de 48,7 mètres, une largeur (est-ouest) de 57 mètres et une profondeur (nord-sud) de 50,4 mètres, le Daibutsu-den est la plus grande structure en bois du monde.

Commandé en 743 par l’empereur Shômu (701-756), l’édifice du Todaiji fut achevé huit ans plus tard.

 

Devant le Daibutsu-den se trouve la grande Lanterne en forme de fleur de lotus et coiffé d’un pagodon. Ses 8 faces sont gravées soit des bodhisttvas, soit des lions volant dans un ciel nuageux

En haut des marches, comme dans beaucoup de temples, on peut se purifier à l’encens.

Toujours à l’extérieur du bâtiment sur la droite, se trouve le Binzuru Sonja : statue en bois représentant Binzuru-sonja, un saint indien bouddhiste. Sur ses épaules et sur sa tête ont été disposés des vêtements de couleur rouge: des fidèles espèrent ainsi guérir de leur maladie car ce personnage fut un médecin talentueux.

Dès l'entrée on fait face au Bouddha en bronze, Daibutsu (大仏), c'est-à-dire « Grand Bouddha », haut de 15 mètres de haut, possède la coiffure faite de plus de centaines de boules de bronze, il repose sur une fleur de lotus, et élève sa main droite en signe d’apaisement.

A tort, on lit dans certains guides que c’est le plus grand bouddha du monde. Mais c’est faux !

Certes il est plus grand que le bouddha du Temple des Lamas de Pékin qui ne fait que 12 mètres de haut, mais il est bien moins grand que le Grand Bouddha de Leshan, taillé dans la paroi rocheuse, qui lui mesure 71 mètres de haut.

En fait ici, c’est la Daibutsu-den (大仏殿), la salle qui l’accueille qui est la plus grande du monde ;o)

Derrière le grand bouddha, le goko (soit la nimbe du Bouddha où l'on retrouve des petits bouddha sur des fleurs de lotus).

 

  

Ci-dessous, de part et d’autre du temple on trouve les gardiens Amonten (多聞天), le gardien du Nord et Koumokuten, gardien de l’Ouest. Ils sont 4 des gardes célestes, qui protègent les points cardinaux.
Détail du goko, la nimbe du Bouddha avec les petits bouddha sur des fleurs de lotus.

 

Maquette dans le temple : maquette du temple tel qu'il était à l'origine. Les 2 pagodes de chaque côté ont été détruites dans un séisme.

Au sein même du Daibutsuden, une ouverture au sein d’un pilier derrière l’épaule gauche du Bouddha laisse passer tout enfant ou adulte persévérant qui souhaite tenter d’obtenir la promesse de l’Eveil dans une prochaine vie.

Le Bouddha en bronze, Daibutsu (大仏), c'est-à-dire « Grand Bouddha »

A l'extérieur, nous nous arrêtons au chozuya, le petit pavillon où les fidèles viennent se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer prier dans le sanctuaire.

Hishaku : louche pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

Détail du kondo enceinte qui fait tout le tour du temple du grand bouddha.

Nous quittons le Grand bouddha.

Avant la sortie, une photo du temple un jour de cérémonie.

Nous quittons cette enceinte du kondo pour poursuivre notre visite en partant vers le Nigatsu-dō (二月堂, « le bâtiment du deuxième mois »), qui fait partie du Todai-ji.

Torii d'entrée du Nigatsu-dō... et toujours des cerfs à la recherche de touristes sympa pour leur filer des biscuits ;o)

Le Nigatsu-dō est situé à l’Est du grand hall, sur les pentes du mont Wakakusa et accessible depuis dans le parc de Nara, c’est le lieu d’une autre cérémonie importante et très ancienne : Shuni-e (修二会) - cérémonie bouddhique annonciatrice du printemps avec ces processions de flambeaux.

Pour atteindre le Nigatsu-dō, il faut enpreinter une allée longée de lanternes de pierre.

Allée de lanternes de pierre

Et toujours nos amis les cerfs !

En haut de la coline le bâtiment du Nigatsu-dō (二月堂, « le bâtiment du deuxième mois ») 

fondé en 728, construit pour le repos de l'âme du Prince impérial Motoi, fils de l'empereur Shômu qui régna de 724 à 749 - See more at: http://www.cityzeum.com/pavillon-nigatsu-do-temple-todai-ji#sthash.V1FCNLbd.dpuf

C'est dans ce pavillon, rebâti en 1669, que se déroule la fête du Shuni-e (Omizutori, puisage de l'eau, du 1er au 14 mars).

Bâtiment du bas du Nigatsu-dō

Petit temple en haut du Nigatsu-dō avec les portiques à Ema

 

Façade du Nigatsu-dō

  

Vue depuis le Nigatsu-dō, la journée s'achéve, et les temples ferments petit à petit. Il est 18h00. Mais le parc lui reste ouvert ce qui permet à minima de poursuivre la visite.

Fontaine de purification au dragon en bas du Nigatsu-dō.

Hishaku : louche pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

Nous quittons le Nigatsu-dō, pour nous rendre au Sanctuaire Kasuga Taisha

 

 

 

 

Avant d'atteindre le sanctuaire, nous passons près du mont d'observation, où des cerfs et biches sont descendus. Absolument pas sauvages ou farouches, ils se baladent tranquillement en bord de route.

Drôle de façon de ranger sa voiture ;o)

Arrivé au Sanctuaire Kasuga Taisha ;;;;

Sanctuaire shinto fondé en 768. Il est caractéristique par ses bâtiments laqués vermillon qui tranchent sur la végétation alentour. Grâce à la cérémonie du « Shikinen Zotai », il est reconstruit tous les 20 ans.

Les allées qui traversent le sanctuaires compte environ 3 000 lanternes de pierre.

Portique à ema. Les ema sont des petites tablettes de bois votive portant une image d'un côté et derrière laquelle on écrit une prière.

 

Montée vers le portail central et la véranda "o Ro"

Galerie longeant le santuaire, nous ne pourrons pas y rentrer c'est fermé !

Portique à ema, et lanternes de pierres

 

 

Ci-dessous le portail sud, ancienne porte de gardes à deux étages du grand sanctuaire Kasuga. 

 

 

Etonnante maison en sortie du parc de Nara.

Juste pour le plaisir de ces maisons tout en hauteur que l'on voit dans le manga !

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Himeji :

- le site de l'office du tourisme du japon : en français
- Le site du sanctuaire Kasuga Taisha : en français
- Musée national de Nara : en anglais

 

Pour accompagner ce billet, comme je vous l'ai dit plus haut, nous avons fait notre pause déjeuner à Nara dans un retaurant de curry rice.
Une vératible institution au Japon et un plat vraiment sympa qui change des idées reçues de la cuisine japonaise.

Katsu curry

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

Posté par Totchie à 22:01 - - Commentaires [3]
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20 juin 2015

Himeji (姫路市) - avril 2015

Himeji (姫路市) - avril 2015

En quittant Hiroshima pour Kyoto, l’étape suivante de notre périple, il n’était pas possible de ne pas s’arrêter en chemin pour visiter le château féodal d’Himeji, d’autant qu’il venait juste de ré-ouvrir après des années des travaux de restauration (d’avril 2010 à mars 2015).

Himeji (姫路市, Himeji-shi) est une ville de la préfecture de Hyōgo, située à à peine 1 heure au Sud Ouest de Kyoto.

Sortie de la gare d’Himeji, il est totalement inutile de demander son chemin pour aller visiter le château, puisqu’on l’aperçoit au loin dans le prolongement de la grande avenue qui y conduit ! Inutile aussi de prendre le bus, puisqu’entre la gare et le château, cela ne prend que 10 minutes de marche.

 

Himeji-jô (姫路城) – le château d’Himeji, dont la construction date du XIVème siècle, est l’un des châteaux les plus visités du Japon, et l’un des châteaux demeuré intact depuis l’époque féodale.
Malgré sa structure en bois, il a échappé aux incendies, séismes et aux ravages de la guerre. Le château de Himeji est l’un des rares châteaux japonais à être demeurés intacts depuis l’époque féodale.
Pour la petite histoire, malgré les intenses bombardements qui ont quasi détruits toute la ville d’Himeji et la couleur blanche du château, Himeji-jô est resté intact ! Pour éviter que les bombardiers américains ne le bombarde, l’astuce a consisté à recouvrir de bâches noires l’intégralité du bâtiment.

Pour la visite de ce château, quelques bémols cependant :

  • Il est difficilement visitable pour les personnes ayant du mal à marcher et impossible pour ceux qui ne peuvent pas marcher du tout : il ne comprend aucun accès handicapé, aucun ascenceur… et les escaliers sont raides comme des échelles de meuniers (comme dans quasi tous les châteaux) 
  • Le château est vide, ni mobilier, ni exposition quelconque, sauf le petit temple interne que l’on peut voir au sommet et la magnifique vue que l’on a. Peut-être est-ce dû à la réouverture récente ?
  • Par contre un côté pratique des visites de site au Japon, bien que rendant la visite moins libre et permettant parfois difficilement de revenir en arrière, le parcours est à sens unique. Une file allée et une file retour, qui en cas de forte influence évite de se bousculer.

Accès Sud du Château, c'est l'entrée principale qui permet d'accès au parc entourant le château.

A l’entrée du château, des gardes en armure. On peut se faire photographier avec eux, c’est gratuit !

 

Parc aux cerisiers devant le château. Là aussi pas de chance, nous sommes encore trop au Sud du Japon, et les cerisiers ne sont plus en fleurs !

Le Château d’Himeji est sur 5 niveaux, dont certains ne sont pas visibles de l’extérieur, afin d’être protéger en cas d’attaque (astuce très japonaise que l’on retrouve dans d’autres châteaux). Il possède 3 donjons.

On le surnomme le « Château du héron blanc » - Shirasagi-jô (白鷺城) en raison de la couleur blanche immaculée de ses murs enduits de chaux.

Par un beau ciel bleu comme le jour de notre visite, cela ajoute au charme et à l’enchantement du lieu. Himeji-jô est depuis 1993 inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La mairie d’Himeji limite à 15 000 visiteurs maximum par jour l'accès au château, pour des raisons de sécurité : il est donc recommandé d’arriver le matin pour obtenir le sésame d’accès à l’intérieur du château.

 

Après le passage à la billetterie et la 1ère porte de l’enceinte extérieure, nous arrivons face à la porte Hishinomon (Porte de la châtaigne d’eau). C’est la plus grande porte du château qui s’étend de la 2ème à la 3ème muraille, elle donne accès aux douves intérieures de Sangoku-bori (les seules encore intactes).
Elle a la particularité d'avoir un de ses côtés contre un mur de pierre.

Vue du château des douves intérieures de Sangoku-bori et de Mikuni.

Donjon principal (tenshu)

Quelques iris sur le chemin d'accès.

 

Passé cette petite porte, on entre dans le lavbyrinthe des portes et passages extérieurs qui devaient permettre d'égarer les assaillants en cas d'attaque.

Les murs tout autour du château sont dit en éventail. Ils sont conçus pour être très difficilement escaladables.

 

 

Toute la visite a un sens, et on respecte le sens de la file.

Vue vers les jardins Kokoen (好古園)

Détails des toitures du château d'Himeji.

Le château d'Himeji a une architecture en bois, et tout l'intérieur est en bois.

Le seul bémol : c'est qu'il est totalement vide. Pas de meuble, pas d'exposition, pas de tatamis. Il faut espérer que des expositions soient installées dans le château afin d'en rendre la visite plus intéressante.

A noter comme tous les intérieurs, la visite du château se fait pieds nus. A l'entrée, on donne un sac afin de retirer et porter ses chaussures.

Ci-dessous, une double porte.

Rack à armes le long du mur.

 

Comme indiqué au début de ce billet, le château est difficilement accessible aux personnes à mobilité réduite. Les escaliers sont quasi des échelles de meuniers.

 

 

 

Arrivée au sommet, au 6ème étage, se trouve le temple Osakabe-jinja - c'est la seule pièce contenant quelque chose.

 

Vue du sommet du château

Le toit est composé de tuiles courbes et plates, chacune scellée par des joints de plâtre.

 

Détails du toit.

 

 

Vue de la cour arrière du château

Mur près de l'entrée de la porte Bizen.

La grande pierre rectangulaire de la porte Bizen est un tumulus funéraire. Beaucoup de ce type de tumulus ont été utilisé pour la construction du château.

 

 

 

Avant de quitter le château, nous croisons la mascotte locale : Shiromaru Hime (しろまる ひめ), mascotte yuru-chara de la ville d’Himeji. Elle a la forme d’un mochi blanc surmonté d’une maquette du château d’Himeji.

A noter pas mal de châteaux au Japon ont leur mascotte : ici un site pour les retrouver.

 

Sortie du parc du château, les douves extérieures.
Direction les jardins Kokoen, qui se trouvent à quelques pas à l'Ouest du château d’Himeji (à droite en ressortant du château).

Bus Loop : bus de tourisme d'Himeji, qui permet de faire à peu de frais le tour du château et de ses alentours. Très kitsch !

Jardins Kokoen (好古園)

Les jardins Kokoen sont relativement récents. Ils ont été construits sur le site où se trouvaient Nishi Oyashiki (la résidence ouest du seigneur féodal). Il a ouvert au public en 1992, à l’occasion du centenaire de la ville d'Himeji.
Les jardins sont délimités par des murs qui reconstituent les délimitations de terrain découvertent lors de fouilles des vestiges de l'ancienne demeure de guerrier à l’ouest du château.

Le site se compose de 9 jardins différents, tous aménagés selon les techniques anciennes de jardinage de l'époque d'Edo. 

En y prenant sont temps, on y découvre outre les fleurs et plantes, une multitudes d'insectes.

 

Lorsque l'on voit travailler les jardiniers japonais, on comprend mieux la perfection de leurs jardins. Ici, un jardinier retirant la mousse qui déborde sur le chemin.

Jardin du thé (Cha-no-niwa) où se trouve un bâtiment où se déroulent des cérémonies de thé.

 

Chacun présente un style différent mais se veulent tous représentatif de jardins de l'époque d'Edo.
Jardin du seigneur (l'Oyasiki-no-niwa) constitué d’un étang avec chute d’eau.

 

Nous ne sommes plus dans le Sud du Japon à la période des sakura... arrivés un peu tard dans la saison, mais malgré tout quelques fleurs nous ont attendu :o)

Avec le château de Himeji en arrière-plan.

 

Le jardin est séparé en espaces distincts délimités par des murs et des entrées où il faut se pencher pour accéder à un autre espace.

Nous sommes en avril au début du printemps, la période des sakura est passée et la période des autres fleurs débutent tout juste.

 

Ci-dessus : à droite des Grémil dite "Heavenly blue" (Lithodora diffusa)

 

Ci-dessus : à gauche : des bonzaî  et à droite des pivoines arbustives

Le jardin des ruisseaux

Le château d'Himeji n'est jamais loin, et on peut parfois apercevoir au loin le haut du donjon principal.

Le jardin des pins

Pour finir la visite du jardin , une jolie rencontre avec un héron cendré pas très farouche et surtout très intéressé par les petits poissons. Il faut dire qu'il ne vient à personne l'idée d'aller l'embêter. Nous l'avons constaté partout, les japonais sont très respectueux des animaux sauvages, ce qui fait que ces derniers se laissent approcher.

 

Sur tous les sites et dans certaines gares ou stations de métro (notamment à Tokyo), on trouve des tampons souvenirs. Avec les enfants, cela peut faire un vraie chasse au trésor :o)

Et pour finir cet après-midi de visite, une petite halte gourmande au café de Miki avec Hello Kitty. La devanture est atirante pour les fans d'Hello Kitty, mais c'est un banal café où on mange des gauffres, des mochis... on boit des cafés et boissons à l'éffigie d'Hello Kitty.
L'intérieur est rose, mais sans décoration particulière sauf quelques Hello Kitty parci parlà et un fauteuil à l'entrée.
Plutôt décevant personnellement, au Japon, je m'attendais à plus kitsch.

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Himeji :

- Site de l'Office du tourisme d'Himeji : en français
- Japan-guide : en anglais
- Le site de l'Unesco : le château d'Himeji est classé au patrimoine de l'Unesco, on trouve donc sur leur site plein d'informations notamment historiques.

 

Pour accompagner ce billet, pas de recette locale, nous ne sommes pas restés à Himeji suffisamment longtemps et avons zappé le déjeuner ! Alors je vous propose sur mon blog culinaire une recette japonaise issue du livre "Le Livre de la vraie cuisine japonaise" (éd. Chêne) où on trouve des recettes des chefs japonais : Hiroshi Fukuda, Koichiro Goto, Eiji Ishikawa, Wataru Kawahara, Hirohisa Koyama, Yoshihiro Murata, Himomitsu Nozaki et Masamotsu Takahashi. Ce livre japonais culte a été traduit en français et constitue une bible de la véritable cuisine japonaise

Travers de porc mijoté

du chef Hiromitsu Nozaki

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

Posté par Totchie à 14:35 - - Commentaires [0]
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