Par le viseur de l'objectif

01 juillet 2017

Jardin Pamplemousse

Promenade dans le jardin

Ile Maurice - Jardin Pamplemousse

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26 juin 2017

Ombre

Ombre

Egypte - Sur les bords du Lac Nasser

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22 janvier 2017

Défi Photo 2017 - Bois

Défi photo 2017 : "Bois"

Souvenirs du sapin de Noël de plus de 40 ans de notre jardin. Trop grand, trop dangeureux en ville puisque proche des habitations, nous nous sommes résignés à le faire abattre en 2016.
Il ne nous reste que 2 morceaux de tronc qui font office de tabouret de jardin

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20 novembre 2016

Visite dans les Alpes japonaises 2 - Matsumoto et son château

Visite dans les Alpes japonaises - Matsumoto (松本市) et son château

Voici notre 3ème et dernier jour à Matsumoto (松本市) dans la préfecture de Nagano, au pied des Alpes japonaises. Pendant nos quelques jours ici, nous n'avions pas à l'origine prévu de visiter le château de Matsumoto. Cela aurait été une erreur, je dois bien l'avouer maintenant que nous l'avons visiter.

Fort heureusement, les prospectus de notre ryokan, nous ont donné très envie de prendre un train pour Tokyo (notre dernière étape) un peu plus tard dans la journée. D'autant que le château est tout près de la gare de Matsumoto.

Mais commençons par quitter notre trés agréable ryokan, pour reprendre la route.

Partout de Matsumoto, on aperçoit les montagnes avoisinantes, avec leurs sommets enneigés. Il faut dire que nous sommes encore au printemps et beaucoup plus au Nord que sur nos autres destinations.

Ici le Mont Ōtaki - 2 616 m.

Une fois garée dans le parking près du château, il faut faire le tour des douves afin d'arriver à l'entrée, ce qui nous fait passer sur l'ancien emplacement du château d'origine, dont il ne reste plus que le marquage au sol.

Le Château de Matsumoto ou Matsumoto-jō (松本城), est surnommé karasu-jô, "le château du corbeau", en raison de sa couleur noire. Il fût édifié à partir de 1592 par le clan Ogasawara (époque Sengoku). C'est l'un des plus ancien château en bois du Japon, qui n'a pas été reconstruit. Il a été classé comme Himéji, comme trésor national.

L'intérêt de ce château, outre qu'il est magnifique et planté dans un paysage tout aussi magnifique, est qu'il contient un très intéressant musée d'armes à feu et d'objet de la vie quotidienne trouvée lors des fouilles autour du château.

Derrière le château, on aperçoit ici le Mont Jōnen (常念岳, Jōnen-dake) - 2 857 m (à gauche) et le Mont Yakotoshi - 2 767 m.

Le Matsumoto-jô fait partie des hirajiro (平城), soit des châteaux qui ont la particularité d'être bâtis sur un terrain plat, plutôt qu'au milieu d'un relief permettant de le défendre.

La tour principale du château "tenshu" a été construite entre 1593 et 1594, et contient de nombreuses embrassures permettant d'utiliser des armes à feu pour assurer la défense du château.

Le château contient un musée des armes, constitué de la collection de Michishige Akabane, qui avec sa femme, a passé sa vie à rassembler une collection de plus de 141 pièces d'armement : pistolets, canons, bombes et une multitude d'instruments de défense.

Le hic, ici c'est que toutes les explications sont en japonais, mais cette collection est extrèmement parlante sur la diversité et l'inventivité en la matière.

  

Comme dans tous les châteaux japonais, mieux vaut avoir de bons genoux, pour monter les escaliers raides qui ménent au sommet du donjon. Ici, comme à Himeji, le château n'est pas meublé, il est donc difficile de savoir à quoi ressembler les intérieurs.

Malgré les escaliers, la récompense est la magnifique vue sur les alpes japonaises, avec au centre : le Mont Ōtaki - 2 616 m et le Mont Nabekanmuri et à gauche : le Mont Jōnen (常念岳, Jōnen-dake) - 2 857 m  et le Mont Yakotoshi - 2 767 m.

De l'autre côté, au centre : le mont Hakamagoshi (袴腰山, Hakamagoshi-yama, et à droite : l'Ogahana Peak (王ヶ鼻) - 2 008 m.

Pendant la balade dans les jardins, nous croisons plusieurs samourais, qui se prétent volontiers et très gentimment à la pose photo.

  

D'ailleurs la mascote du château de Matsumoto est un petit samourai, dont je n'ai pas réussi à trouver le petit nom !

 

Le jardin est rempli de fleurs, c'est encore ici le début du printemps japonais.

Après la visite du château, visite d'une collection de temari (手まり). Il s'agit de boules décorées de fils de soie ou de laine, spécialité artisanale typique de Matsumoto qui daterait de 200 ans, et qui aurait été créée par une femme de samourai qui voulait faire un jouet pour ses enfants.

Aujourd'hui, les temari sont des objets d'art et de décoration que l'on offre en cadeau. Nous n'avons pas eu le temps, mais il est possible d'apprendre à en faire.

Nous quittons le château, en poursuivant le tour des douves.

Temple près du château.

  

Centre ville moderne de Matsumoto, juste en face de la gare centrale où nous irons déjeuner rapidement avant de reprendre le train.

Pour l'occasion, nous mangeons des Oyakis (おやき) sont une spécialité de la préfecture de Nagano, sorte de pains fourrés. Je vous en parle plus dans mon autre billet recette dont le lien est en fin de billet.

   

Et voilà, nous reprenons le train direction la grande ville de Tokyo. Nous profitons du paysage de la campagne japonaise.

Petite pause goûter dans le train : au programme : saké en boîte (que pour les grands biensûr) et petits gâteaux.

 

Sans oublier le magasin du train et ses articles à vendre...

   

Arrivée aux abords de Tokyo, nous ne sommes clairement plus à la campagne. On sent la recherche du moindre cm2.

Ce sera donc notre dernier parcours en train : arrivée gare de Shinjuku.Le train est sans nul doute le moyen de transport le plus pratique, rapide, confortable et propre du Japon. On a apprécié sa ponctualité, la politesse des contrôleurs et des vendeurs de bentôs, qui entrent dans les wagons en saluant et sortent des wagons en se retournant et saluant.
On a beaucoup à apprendre du Japon en terme de qualité de service !

A noter, notre ticket de train, nous a permis de prendre le métro jusqu'à notre hôtel dans le quartier de Nippori. Bien pratique !

Après notre installation à l'hôtel, soirée à Tokyo, nous dinons dans un Izakaya (居酒屋) tout près de l'hôtel, il est tard et nous ne souhaitons pas courrir la ville.
Les Izakaya (居酒屋) sont des sortes de bar, où il est possible de manger. Ce n'est pas de la cuisine très élaborée, et cela ressemble un peu à des tapas.

On pourrait se dire que ce n'est pas l'endroit où aller avec des enfants - sachant que l'on ne nous a fait aucune remarque sur la présence de notre plus jeune -, mais au final, même avec des japonais un peu éméchés et un peu bruyants (sachant que tout est relatif) par quelques verres d'alcool, l'ambiance est courtoise.

   

 

Nous ramenons les filles à l'hôtel, et profitons d'un pachinko (パチンコ) juste en face de l'hôtel pour essayer.

Le pachinko (パチンコ) est un jeu "d'argent" sans argent ! Et oui, on gagne des billes, qui permettent d'obtenir des lots. Lots que l'on peut aller revendre dans une boutique à côté appelé "kokan"... Il faut dire que les jeux d'argent sont interdits au Japon !

Le jeu est une sorte de flipper debout, dans laquelle on envoie des billes pour gagner des billes. On contrôle la vitesse des billes, mais là s'arrête ma compréhension. La salle est ultra lumineuse, et ultra bruyante. A devenir fou, je pense si on y reste trop longtemps.

Je vous avoue que l'on a été plus que nul à ce jeu. Toujours pas compris comment on jouait d'ailleurs ! Tout ce que je peux dire c'est qu'on a gagné tellement peu de billes que notre lot a été un paquet de gâteaux au chocolat... le plus cher du monde : puisque nous avons joué 6 000 yens !
Une expérience amusante :o)

Pour plus d'infos, je vous mets ici quelques liens sur Matsumoto :

- concernant la ville de Matsumoto : en français : site de la ville
- concernant le château : JNTO
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, bien évidemment une recette typique de la région de Nagano :

 Oyakis (ざるそば)

au potimarron et sésame noir

 

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15 juin 2016

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Visite dans les Alpes japonaises - village de Shirakawa-gō (白川郷)

Voici notre 2ème jour à Matsumoto (松本市), nous sommes comme je le disais dans mon précédent billet (qui date maintenant un peu) au pied de la région montagneuse que l'on appelle les Alpes japonaises dans la préfecture de Nagano.

Ce sera notre 2ème jour de conduite au Japon. Franchement n'hésitez pas, c'est très simple de conduire au Japon, et beaucoup de panneaux sont écrits en écriture européenne. De plus, la conduite est très paisible.

Pour vous le prouvez quelques images de la route, où vous verrez qu'au final les panneaux sont souvent les mêmes ou très compréhensibles. Il faut juste faire attention aux feux qui sont placés pour le coup de l'autre côté des croisements (comme c'est le cas au Canada).

Bien évidemment on roule à gauche, mais avec une voiture automatique c'est très facile.

La plupart des panneaux de direction sont en Japonais et écriture alphabétique, et pas que dans les grandes villes, même en pleine campagne on trouve pas mal de panneaux de direction lisibles pour un européen. Cela aide pas mal.

Nous prenons la direction de Takayama (高山 - comme l'indique le panneau ci-dessous), pour nous rendre au village de Shirakawa-gō (白川郷), soit le village de la rivière blanche, qui se situe à l'Ouest de Matsumoto.

Ci-dessous, panneau de limitation à 40 km/h et d'interdiction de doubler (quelque peu différent de ceux de chez nous, mais si vous étes conducteur vous aviez deviné).

Nous sommes dans une région de verger. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de manger des pommes séchées et confites. Un vrai délice !
Nous sommes ici plus au Nord et les fleurs des arbres fruitiers commencent juste à éclore.

Si les panneaux de direction sont généralement lisibles, il n'en est pas de même des panneaux relatifs au paysage lorsque nous nous arrêtons en chemin.

Partis tôt du Ryokan, nous n'avions pas pris le temps de petit déjeuner. Nous profitons de l'aire de repos de Fuketsu no Sato (のオススメのレビュー) près de Kamikōchi (上高地) pour nous restaurer. On est loin des routiers et restaurants d'autoroute que l'on connaît en France. C'est appétissant et frais. Il y a à se demander lorsqu'on est là-bas, si le Japon n'est pas le pays de la gastronomie ?

Au menu, nous prendrons bien sûre des sobas (そば) soit des nouilles de sarrasin que l'on dégustera froide avec une sauce à base de soja (malheureusement, ne me demandait pas pourquoi mais je n'ai pas pris le plat de soba en photo !). Nous sommes en plein dans la région des sobas, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Ce qui me donnera l'occasion de vous donnez la recette avec le lien en fin de billet.

Avec les sobas, nous prennons une soupe de ramen au boeuf, et des tempura de zenmai (ゼンマイ), soit de jeunes crosses de fougères (que l'on peut trouver dans certains pays sous le nom de "tête de violon") et des pousses de taranome (タラの芽) soit de l'angélique du Japon.
Si la fougère n'est pas une plante comestible, à l'âge adulte elle est même bien souvent toxique, les jeunes crosses, elles sont comestibles, et c'est assez bon.

Pour ce qui est des pousses angélique du Japon, au printemps au Japon, il n'est pas rare de trouver des pousses et bourgeons de certaines plantes à déguster en tempura. C'est assez bon d'ailleurs.

     

D'ailleurs on pouvait en acheter à un petit marchand local, mais nous avons préféré rapporter des graines, plus facilement transportable. Cela aurait été dommage.

Ci-dessous et dessus des pousses de taranome (タラの芽) et en bas à droite des crosses de fougères zenmai (ゼンマイ).
Vraiment pas cher !

 

Après ce petit déjeuner, on achète quelques encas pour le 4 heure. C'est clair au Japon, c'est facile de trouver à manger ! Vous connaissez tous les Kit Kat, mais connaissez-vous ceux à la pomme ? et ceux au piment ? Il faut dire que c'est la région.
Mon préféré a été les "pommes glacées", qui sont des pommes semi-séchées, et les tomates glacées. Il a d'ailleurs fallu se battre avec nos filles pour en avoir.

Et on repart, non sans s'être arrêté au stop : 止まれ!Là OK, il faut le savoir que c'est un stop. On trouve le 止まれ sur les panneaux et au sol. Mais vu le contexte, il n'y avait pas de doute possible.

Il nous reste pas mal de route encore, alors un petit coup d'autoroute.

Enfin nous montons ! 1412 mètres d'altitude, mais pas moyen de savoir où nous sommes exactement sur le panneau du point d'arrêt !

ça y est nous sommes en montagne, enfin encore dans les vallées. Certes c'est le printemps et la neige laisse place à la végétation printannière, mais ce fût un plaisir pour toute la famille de trouver de la neige au Japon.

  

Retour dans la vallée du côté de Takayama (高山市) pour traverser la ville.

Nous voici enfin à notre point de destination du jour : Shirakawa-gō (白川郷). On commence à apercevoir les maisons typiques de ce village et de cette région.

Et enfin : des sakura ! soit des cerisiers en fleurs. Nous ne les aurons pas ailleurs pendant notre périple. Il faut dire qu'ici nous sommes plus au Nord, et que le printemps vient juste d'arriver.

A l'entrée du village de Ogimachi (荻町), se trouve le Musée du Festival de Doburoku (どぶろく祭りの館) avec son temple.

Joncquilles fleurs du printemps par excellence.

Le village de Ogimachi (荻町) se visite librement. La plupart des maisons sont encore habités. C'est un peu une station de ski (sans le ski) avec sa horde de touriste de vacances.
Le village est un véritable musée constitué de maisons de type gassho-zukuri (合掌造) littéralement « structure aux mains jointes ». Ce sont des maisons à toit très pentu pour évacuer la neige.

Le village est parsemé de rizière. Bon à cette époque de l'année, rien n'est encore cultivé.

  

Beaucoup de ces maisons sont des restaurants pour accueillir les nombreux touristes qui viennent visiter le village. Par le passé, il s'agissait majoritairement de fermes.

  

Comme dans beaucoup de village, mais c'est ici que j'ai pris des photos, les machines à laver sont à l'extérieur de la maison.

  

Pour couvrir les toits, on utilise du miscanthus, variété d'herbe des pampas, est utilisé pour le chaume et peut atteindre un mètre d'épaisseur. 

 

Les toits sont très épais, et outre les échaffaudages modernes, il est assez impressionnant de voir les ouvriers restaurer les toits.

 

Il n'y a aucun clou pour construire ces toits. Les madriers et les entretoises sont attachés par des cordes. 

Même les cabanes ont des toits de miscanthus.

On profite encore et encore des sakura :o)

Les sandales de paille sont des nuno-zôri. On peut en faire en tissu à taille réelle, et on en trouve beaucoup des géantes à l'entrée des temples.

 

Des prêles en fleur.

Prunus ou sakura ?

  

Un truc amusant au Japon. Les chiens n'ont pas le droit de marcher partout. Même si les animaux de compagnie sont rois au Japon, vous ne verrez pas d'excrément par terre, et il n'est pas rare de croiser des maîtres promenant leur chien en poussette.
Le propriétaire de ces petits toutous était très fier que je les prenne en photo.

Piment séchant sur les maisons. Si vous vous souvenez plus haut dans les billets, nous sommes dans une région où on cultive le piment, d'où les kit-kats au piment.

Bien que la "fête des enfants" Kodomo no hi (子供の日) soit officiellement le 5 mai (nous étions au Japon fin avril notamment pendant la Golden Week), partout où nous avons été, nous avons croisé des Koinobori (鯉幟), étendards de manches à air en forme de carpes flottant au vent.

La fête des enfants japonaises a pour origine la fête chinoise de Duan Wu (端午节 - fêtes des bâteaux dragon). C'est sous le règne de l'impératrice Suiko, soit au VIème siècle qu'elle fût introduite au Japon. Ce n'était pas alors la fête des enfants mais la fête du cheval ou des iris : tango no seku. Il faudra attendre 1948 pour que le gouvernement de l'époque remplace tango no sekku par la fête du kodomo no hi (kodomo signifiant enfant en japonais - pratique à connaître pour acheter les billets de train à la gare d'ailleurs ;o)).

A l'origine, il s'agissait de la fête des garçons, le nombre de carpe sur les étandards représentant le nombre de garçon à la maison. Elle avait une valeur initiaque, car dans les familles de samurai, les garçons se voyaient remettre ce jour-là des éléments d'armure. C'est en découvrant cette fête que nous avons compris pourquoi dans le Ryokan de Kyoto, il y avait exposé une poupée en armure de samourai, qui signifiait qu'il y avait un garçon dans la famille.
Je vous rassure on trouve aussi une fête assimilée aux filles, début mars, appelée hina matsuri ;o)

Mais les temps changent ;o) et aujourd'hui c'est la fête des enfants. Elle clôt la semaine de vacances japonaise de la "Golden week". Fête des enfants, elle est aussi une fête où on exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers les mamans.

Pâte de mochi au marron pour 4 heure. Très peu sucré, mais bien parfumé.

 

Il est temps de quitter Shirakawa-gō (白川郷) et de repartir vers Matsumoto.

Nous reprenons le même chemin que pour l'allée, soit via Takayama (高山市) d'où on a une superbe vue sur les montages.

 

Il est tard, et déjà les rues sont vides. L'occasion de croiser une station essence avec les pistolets à essence sur-élevés.

  

De retour à Mastumoto, nous n'allons pas chercher bien loin une restaurant, puisque par un vote majoritaire, nous retournons dans le restaurant en centre que nous avions testé la veille. Il faut dire que nous n'avions pas encore essayé toute la carte :o)

   

   

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Shirakawa-gō (白川郷), ainsi que le lien pour la conduite au Japon, notamment pour faire traduire son permis :

- concernant Shirakawa-gō (白川郷) : en anglais  : Japan - guide, en français : Unesco, et Vivre le Japon
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, bien évidemment une recette, enfin plutôt un plat typique local, même si on le trouve partout au Japon, et que l'on mange généralement pour le petit déjeuner.

Vous trouverez facilement des soba dans les commerces asiatiques, et même dans certains rayons saveurs du monde de nos supermarchés.

 Zaru Soba (ざるそば)

Nouilles de sarrasin froide
 

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29 septembre 2015

Direction les Alpes japonaises et visite de la ferme de wasabi d'Azumino (安曇野市)

Direction les Alpes japonaises et visite de la ferme de wasabi d'Azumino (安曇野市)

Nous quittons Kyoto de bon matin, direction Matsumoto (松本市), au pied de la région montagneuse que l'on appelle les Alpes japonaises dans la préfecture de Nagano.

Après notre voyage de Tokyo à Hiroshima à notre arrivée, c'est le plus long des trajets de train que nous ferrons pendant le séjour. De quoi découvrir les paysages de la campagne japonaise.

Nous traversons des régions plutôt rizicoles, où les paysans locaux sont en cours de préparation des rizières avant la plantation du riz. Il faut dire que nous sommes au début du printemps.

Les tracteurs sont petits et adaptés pour les rizières pleines d'eau.

Plus on avance dans le trajet vers Matsumoto et plus le paysage devient montagneux. C'est une région où il est possible de faire du ski l'hiver.

J'aurais l'occasion d'en parler plus dans mes billets sur Tokyo, on croise des terrains de base-ball un peu partout sur le territoire.

Notre trajet en train étant assez long, nous avions prévu notre déjeuner avec la version "sandwich" japonais. On est loin des onigiri classiques, mais le principe est le même du riz fourré entourré de feuilles d'algues.

Ci-dessous des rouleaux fourrés au nattō (納豆) - pour amateur :o)
Il s'agit de haricots de soja fermentés (découvert lors de mon 1er voyage au Japon grâce à une collègue).
C'est assez fort en goût, cela rappelle un fromage de chèvre bien fait.

   

Ci-dessous un snack de nageoires de poissons séchés.

 

Après avoir récupéré notre voiture de location, nous arrivons et nous installons dans le ryokan de Matsumoto qui sera notre point de chute pour les 2 prochains jours le temps.
Assez excentré de Matsumoto, c'est un ryokan très agréable.

Vue de notre chambre sur le petit jardin et le bassin à carpes koï.

Comme je le disais plus haut, nous avons récupéré notre véhicule de location... et oui il est possible de conduire au Japon ! Et c'est assez simple, la conduite étant relativement paisible.

Avant de partir au Japon, il faut tout de même faire traduire son permis de conduire en japonais... un permis international ne sert à rien. Sans traduction de votre permis, il n'est pas possible de conduire en local !
Il est possible de le faire traduire une fois arrivée au Japon, mais cela implique d'avoir au moins une demi-journée ou une journée à consacrer à aller auprès des Japan Automobile Federation. Moi j'avais préféré utiliser les services de Vivre le Japon pour faire traduire nos permis de conduire. En effet, pour faire faire cette traduction, il faut une adresse au Japon...

Une fois la traduction du permis en japonais en poche, il faut juste s'assurer d'avoir une voiture avec un GPS qui à minima parle anglais, et s'habituer à la conduite à gauche ;o) ce qui implique le volant et les commandes en inversé par rapport à nos voitures. Mais avec une voiture automatique, c'est vraiment très simple.

Ici le GPS de notre véhicule : totalement tactile et très simple à utiliser même si écrit en japonais. Il parlait anglais :o)

De plus, comme vous le verrez, les panneaux même à la campagne sont écrits certes en japonais, mais aussi en écrire alphabétique, ce qui est assez simple à suivre au final.

Les panneaux de signalisation sont quasi les mêmes que chez nous, il n'est pas nécessaire de réviser son code de la route avant de partir ;o) Et puis, les japonais sont des gens assez calmes au volant. La conduite n'est absolument pas stressante.

Une chose par contre sur laquelle, nous français doivent être vigilant : la vitesse de conduite : on respecte les limitations !

Autre chose : contrairement à la France qui accepte un certain degré d'alcool dans le sang en conduisant : au Japon, c'est 0. On ne boit pas avant de prendre le volant. Les sanctions sont très dures et surtout vous risquez de vous retrouver à pied !

Un petit piège de la conduite au Japon, les feux ! Ils sont placés de l'autre côté du carrefour, donc on ne s'arrête pas au pied du feu ! Une fois qu'on le sait c'est assez facile.

La voiture prise en main... Nous partons direction Azumino (安曇野市), petite ville au Nord de Matsumoto.

Pour ceux qui suivent mon blog de cuisine, vous savez que j'aime la cuisine japonaise, mais vous savez aussi que j'adore le wasabi. J'entends pas le pseudo wasabi que l'on trouve sur le coin des assiettes de sashimi, sushi et autres maki, qui n'est en fait pas vraiment du wasabi, plus une idée de wasabi (Ces pâtes ne contiennent qu'entre 1 à 5 % de vrai wasabi et encore le bout des racines !).

Non moi j'aime le vrai wasabi, celui que je suis obligée de commander sur le net (sur le site Kuroshio, qui est l'importateur français de wasabi en France).

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de faire des billets sur ce fabuleux rhizome si parfumé (je vous donne ici le lien pour le billet général sur le wasabi et un autre sur ma visite de la ferme de wasabi en Angleterre), alors c'est clair qu'en étant au Japon... Il fallait que je puisse en voir la culture !

Loin d'avoir mes entrées chez les wasabi-culteurs, pour ceux qui ont envie d'en savoir plus sur la culture du wasabi au Japon et de le voir en vrai, il est possible de visiter la Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場). C'est une ferme de wasabi qui ouvre ses portes au public.

Cette ferme n'est pas une ferme ancestrale puisqu'elle a été fondée en 1915, mais elle est très intéressante à voir. Par contre, toutes les explications sont en japonais... j'avais la chance de connaître le sujet.

Le wasabi (ou "rose trémière des montagnes") est avant d'être un condiment, une plante de la famille de brassicacées, soit la même famille que le raifort ou la moutarde. Il existe plusieurs types de wasabi dont l'un est originaire du Japon : le wasabi japonica, qui ne pousse spontanément qu'au Japon et sur l'île de Sakhaline. C'est le plus connu.
Le wasabi japonica se divise lui-même en 2 variétés suivant l'endroit où il pousse : le sawa wasabi qui pousse le long des cours d'eau de montagne, et le hatake-wasabi qui lui pousse dans des champs humides et ombragés.

C'est ce dernier qui est cultivé ici.

  

Le wasabi est une plante de montagne, d'ailleurs on notera que le 1er signe de wasabi signifie montagne en japonais :  (yama).

C'est une plante qui aime l'humidité et la fraîcheur. Pour éviter que le wasabi ne prenne un coup de chaud, les champs sont recouverts de bâches, appelées "ombrières" qui les maintiennent à l'ombre. Attention, ce ne sont pas des serres, mais de réels tunnels pour maintenir le wasabi à l'abri du soleil et surtout maintenir la fraîcheur venant de l'eau fraîche du cours d'eau qui s'écoule en permanence et irrigue le wasabi.

En pleine soleil, les feuilles se flétrissent très rapidement.

Espace en court de plantation.

On trouve dans la ferme un panneau explicatif sur la culture du wasabi, malheureusement en japonais, mais les dessins sont assez évocateurs malgré tout.

Un peu plus loin, nous croisons des personnes travaillant dans les rangs de wasabi. Vous remarquerez le côté pratique, puisqu'ils ont accrochés au derrière un petit tabouret :o)

Autre accessoire indispensable dans la culture du wasabi : les bottes, puisque le wasabi est cultivé dans les cours d'eau.

Le wasabi est planté dans des allées de caillasse, irriguées par d'étroits "ruisseaux" où s'écoule l'eau. Le wasabi profite ainsi de la fraîcheur du cours d'eau de montagne.

Nous sommes au printemps époque de floraison du wasabi.

La fleur de wasabi, comme quasi l'intégralité de la plante, se mange ! J'en avais fait la dégustation lors de la visite de la ferme de wasabi en Angleterre.

Il s'agit de fleurs blanches crucifères. Comme je le disais plus haut le wasabi est de la famille de brassicacées (comme la moutarde, le chou...)

 

Il faut en général attendre 2 à 4 ans avant que le rhizome ait atteint la taille de récolte.

Pour ceux qui ne le savent pas le rhizome d'une plante (soit le wasabi tel qu'il est vendu, idem pour le gingembre, le galanga...) n'est pas la racine de la plante, mais sa tige souterraine. Sur les photos ci-dessous, les racines sont les "tiges" faisant une sorte de chevelure sur le rhizome. C'est normalement un "déchet", une partie non noble.

Une fois récolté, le rhizome est séparé de ses tiges, feuilles, fleurs et racines, de sa chevelure...

Les rhizomes sont classés par taille.

  

Près de l'endroit où les rhizomes de wasabi sont nettoyés, on trouve un temple. Et bien évidemment avant ce temple, une fontaine avec des Hishaku : louches pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

Temple de la ferme

avec des nuno-zôri géantes.

Tout au long du parcours du cours d'eau qui sert à la culture du wasabi, des allées sont aménagées permettant une balade très sympathique.

 

  

Pendant notre visite, nous nous sommes bien évidemment arrêtés à la boutique et aux divers stands proposant des croquettes au wasabi, du wasabi rice... et des glaces au wasabi (pour une recette sur mon blog de cuisine : ici).

Tout se mange dans le wasabi, du rhizome aux feuilles en passant par la tige et les fleurs lorsque c'est la saison.

Bien évidemment comme partout, il faut absolument faire vos emplettes avant 18h00... Sinon tout sera fermé !

  

Près de la ferme de wasabi, en poursuivant notre visite, nous croisons des moulins à eau.

Lors de notre balade aux abords de la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場), près des moulins à eau, dans les arbres une colonie de hérons rentrés nourrir leurs petits.

Le soir commence à tomber sur les montagnes et la ferme s'est totalement vidée... Nous devons être les derniers à quitter les lieux !

Statues à la sortie de la ferme.

De retour à Mastumoto, nous allons en centre ville afin de trouver un restaurant

  

 

Voilà le repas est terminé, et nous reprenons la route pour rentrer au Ryokan.

Pour finir la soirée et passer une bonne nuit.... quoi de mieux que de passer dans le onsen (温泉). Il s'agit de bains chauds, généralement communs, intérieurs ou extérieurs, dont l'eau est issue de sources volcaniques.
La nudité y est de rigueur.
D'où dans le Ryokan où nous étions, un "osen homme" () et un "osen femme" (女), que nous avons au final eu l'autorisation d'utiliser en famille étant en cette saison les seuls clients.

Salle de bain/vestiaire où l'on se déshabille complétement (pas de maillot, on doit être nu pour entrer dans le onsen), et où on met ses vêtements dans un panier.

Quelques consignes...

La 1ère phase est de prendre une douche, dont on peut régler la température à l'aide d'un petit tabouret et d'un baquet.

  

Une fois lavé et bien rincé, on nettoie sa place et on peut alors aller dans le bain d'eau chaude. C'est super relaxant.

Comme dans tous les ryokans, on quitte ses chaussures à l'entrée principale et on se déplace en chaussons. Mais ici, on pousse le concept avec des chaussons dédiés aux toilettes :o)

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Fushimi Inari Taisha, au musée du manga et de réserver un cours de pâtisserie japonaise :

- concernant les onsen : quelques articles sur le sujet : Vivre le Japon, Gaijin Japon,
- pour visiter la ferme wasabi : le site Explore Azumino (en anglais), et le site de la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (en japonais)
- pour des informations sur la conduite au Japon : Vivre le Japon

      
Pour accompagner ce billet, une recette inspirée des financiers au wasabi que nous avons achetés à la ferme Daiõ Wasabi Nõjõ (大王わさび農場).

 

 

 

Pas vraiment une recette typiquement japonaise, mais comme j'aime beaucoup le wasabi, je n'ai pas résisté au retour en France de faire ma version des financiers au wasabi.

Sachez que le wasabi se marie très bien avec les fruits rouges et les fruits exotiques, et que si vous utilisez du wasabi frais, le côté "piquant" disparait très vite après qu'il ait été rapé et surtout passé une cuisson à plus de 90°C, ce qui permet de n'en garder que l'arôme végétal et si particulier.
   

 Financier au wasabi frais et cerises
     


  

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine Chauvin, alias Sbc sur ce blog ou Macaronette et Cie sur mon blog de cuisine.

13 septembre 2015

Kyoto - Des wagashi aux manga en finissant par Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社)

Kyoto - Des wagashi aux manga en finissant par Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社)

Voici le dernier billet sur Kyoto, et ainsi nos dernières visites.

Très franchement, 3 jours à Kyoto c’est beaucoup, beaucoup trop court tellement cette ville est riche. Nous aurions pu y rester toute la durée de nos vacances (soit 15 jours), sans refaire plusieurs fois la même chose et en ayant encore manqué des lieux à voir.

Bref, en ce dernier jour à Kyoto, nous nous sommes dit qu’il faudrait que l’on y revienne un jour !

A notre arrivée à Kyoto, j’avais déjà l’idée et planifié sur nos 3 jours une matinée pour apprendre à faire de wagashi. Passionnée de pâtisserie, il fallait bien que je m’essaie à la pâtisserie japonaise !

Wagashi est le terme générique pour nommer la pâtisserie japonaise traditionnelle. Nous sommes ici très très loin de la pâtisserie à la française. Il n’est pas difficile de trouver au Japon des cours de cuisine japonaise, mais cela l’est un peu plus lorsqu’il s’agit de pâtisserie japonaise, soit de « wagashi » (和菓子) surtout si on recherche un cours en anglais (oublions le français !).

Avant de partir, j’ai longuement recherché une adresse pour une approche intéressante et dans les règles de l’art (il en existe sûrement d’autres). C’est comme cela que je suis tombé sur la pâtisserie « Kanshundo ».

Je vous avoue que je n’ai pas tenté de les appeler pour réserver un cours : leur site web même si un peu en anglais laissait à penser que l’anglais n’était que de façade… ce qui est assez proche de la réalité.
J’ai donc été en arrivant à Kyoto, à l’Office du Tourisme pour m’aider à faire une réservation, ce qui m’a confirmé que l’anglais ne serait pas la langue du cours mais que nous aurions une fiche explicative en anglais.
Au final, le Maître wagashi qui nous a fait le cours, certes a fait son cours en japonais (il faut dire que nous étions les seuls étrangers dans l’assistance), mais il a fait beaucoup d’efforts et a usé de beaucoup de patience pour trouver les mots en anglais pour nous expliquer, et surtout est resté très proche de nous pour nous montrer et corriger nos gestes.
Même avec cette barrière de langue, ce fût une extraordinaire expérience.

La réservation étant faite, la localisation du lieu du cours donnée par l’Office de Tourisme de Kyoto, il ne restait plus qu’à se lever tôt puisque nous avions pris le 1er cours de la journée.

Avant de commencer notre périple de la journée, juste une petit image intérieure du bus : beaucoup de gens me disent avoir peur de voyager seul au Japon en raison de la barrière de la langue ou de l'écriture. Dans les grandes villes et généralement dans les transports, beaucoup d'effort ont été fait ces dernières années afin de permettre aux touristes de s'y retrouver.
La plupart des affichages sont en plusieurs langues (ici on retrouve de l'anglais et du coréen) et les noms des stations sont souvent écrites en lettres européennes ce qui permet de facilement retrouver son arrêt.
De plus, les chauffeurs de bus, de tramway, de taxis japonais sont extrêmement serviables et aidant, on trouve toujours quelqu'un pour aider et vous diriger, et même vous emmener.

Arrivée à notre destination en bus, le trajet entre l'arrêt de bus et la pâtisserie nous a permis de découvrir un quartier de Kyoto très loin des sentiers touristiques, un quartier que je qualifierais de résidentiel. 

Anecdote en chemin : un distributeur de piles électriques.

Ce quartier nous a beaucoup fait penser aux quartiers que l’on retrouve dans certains mangas japonais, avec les petites rues étroites, ce qui explique la taille des voitures et des camions.

Toujours les étonnants fils électriques et téléphoniques.

A cette heure, les magasins étaient encore fermés ou ouvraient tout juste. La vie du quartier commençait.

Arrivé dans les locaux de la pâtisserie « Kanshundo », on nous donne un tablier, nous nous lavons les mains et montons dans la salle de cours.

 

Là nous attends notre matériel et la fiche technique (ici en japonais, mais nous en avons eu une en anglais par la suite).

A la base des wagashi, on trouve généralement les ingrédients de base suivant : sucre, riz, farine, et le « An » : an rouge (Azuki) ou An blanc (haricot blanc) que l'on peut voir sur l'assiette avec le matériel.

Si la composition des wagashis différe peu d’un wagashi à un autre, l’intérêt est surtout leur forme (fleurs, fruits, formes abstraites…) et leur symbolique qui suivent les saisons. On pourrait penser que ce n’est que du modelage, mais c’est bien plus que cela, c’est une manière d’être en harmonie et de suivre les saisons.
L’art du wagashi car je pense que l’on peut parler d’art avant de parler pâtisserie, est un summum du raffinement à la japonaise. Les wagashis sont tous faits à la main, il n’y a aucune mécanisation, la confection des wagashis étant très normalisée et toute en délicatesse.
Le Wagashi n’est pas consommée comme un dessert après le dîner. Ils sont mangés normalement dans l’après-midi avec du thé. Le goût peu prononcé ou subtil des wagashi ne doit pas écraser celui du thé qui est l’élément essentiel de la cérémonie du thé et en même temps se marier parfaitement avec ce dernier.
Même si le wagashi est petit par sa taille, il ne s’agit pas d’un gâteau bouchée, mais d’un gâteau que l’on déguste. On parle plus de pâtisserie pour adultes « qui a le don de faire fleurir le vide ».

L’objectif sera de réaliser 4 wagashis (dont un extrêmement simple). Nous n’apprendrons pas à réaliser la pâte, le cours consiste à apprendre à modeler les formes des wagashis objet du cours

  

A gauche : des Higashi kizato (干菓子 生砂糖) : mélange de sucre et de farine de riz - cela donne un wagashi sec qui se conserve assez longtemps.
Ici des feuilles d'érable du Japon : Kaede (楓)

A droite : des Jo-Namagashi Nerikiri (上生菓子 練り切り) : mélange à base de haricots blancs, sucre et farine de riz. Cette pâte est facile à sculpter, comme une pâte à modeler.
ici des Otowa-no-kaze : feuilles d'érable
Ce sont des wagashi frais, qui ne se conservent pas et se mangent dans la journée avec un thé matcha.

 

Confection de Jō namagashi kinton (上生菓子)
Ici des ranman (爛漫) que l'on peut traduire par "pleine floraison"

  

Le dernier de la série (sur la photo de droite en haut) :
un Jō namagashi Uiro (上生菓子 "ういろう) : mélange à base de mélange de sucre, poudre de riz, et kudzu, fourré à la pâte de haricot rouge.
Ici en forme de mizuurumu.

Le cours terminait, on nous sert un thé matcha pour déguster un de nos wagashis, et nous empaquetons les 3 autres que nous pourrons déguster dans la journée. Les wagashis étant frais et fait généralement à la demande, ce ne sont pas des pâtisseries qui se conservent… Enfin pour tout vous dire, nous en avons gardé une partie pour le lendemain – pas très japonais cela – mais ils étaient encore très bons ;o) Ah ces européens ! Pire ces français !

Après le cours, nous passerons à la pâtisserie afin d’acheter quelques gâteaux secs souvenirs, de quoi rapporter en France :o) dans une jolie boîte souvenir.

Il est temps de quitter ce quartier, de reprendre le bus et d’aller en direction de notre prochaine visite de la journée : une visite pour nos filles ! 

En chemin, on notera le marquage au sol... Discipline oblige, mais au final pas très respecté.

Mais avant cela petite pause déjeuner dans un self-service à la japonaise, qui me donne l’occasion d’une petite recette dont vous trouverez le lien à la fin de ce billet.

   

Le déjeuner terminé, direction le Musée international du manga de Kyōto (京都国際マンガミュージアム).

Je vous avoue que mes filles en rêvaient, cela fait partie des aspects de la culture japonaise que nos enfants ou adolescent adorent. Mais au Japon, le manga n’est pas une simple BD d’adolescent, et je vous invite à lire certains manga pour découvrir que c’est un genre littéraire extrêmement riche. Vous n’aurez ici que la photo de la devanture du musée… copyright oblige les photos sont interdites dans le musée, sauf dans une seule pièce représentant une salle d’opération en l’honneur d’un personnage médecin du manga………… 

Si vous ne parlez pas japonais, certes vous n’aurez pas accès au plus de 300 000 ouvrages que le musée conservent, mais une partie du musée est consacrée aux traductions dans différentes langues de certains manga, dont quelques centaines en français ou anglais.
Par contre, c’est l’occasion de voir comment travaille les mangaka (dessinateur de manga), qui là aussi même s’ils ne parlent pas tous anglais, prennent le temps et la patience pour vous montrer comment on réalise les dessins manga.

Vous pourrez si vous avez beaucoup de temps ou arrivez très tôt, faire faire votre portrait façon manga… un très grand regret car nous n’avions pas le temps d’attendre aussi longtemps !
Au moment où nous y étions nous y avons aussi découvert une superbe exposition traduite en anglais sur les liánhuánhuà (连环画), bandes dessinées traditionnelles chinoises.

Bref, cela vaut le détour même si on n’en profite pas autant que si nous avions parlé japonais !

Il est temps de repartir pour la prochaine étape de la journée... On change de décors pour partir dans le sud de Kyoto.

Direction Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社), le sanctuaire aux milles toris.

Il est possible d'y aller en bus ou en train de banlieue. Et que ce soit l'un ou l'autre, quelle bonheur d'avoir des transports à l'heure et propres (pour ceux qui connaissent Paris je pense que vous me comprenez).

Le 1er plan est tout en japonais, nous sommes sur le bon chemin.

Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社) est un sanctuaire shinto fondé en 711 et dédié aux divinités de l'agriculture et plus particulièrement au kami Inari.
Pour les cinéphiles, on le voit apparaître dans le film les "Mémoires d'une Geisha"

Le Honden : bâtiment principal du temple.

Rômon du sanctuaire Fushimi Inari

 

Inari (稲荷神) est à la fois le kami mâle de la nourriture et le kami femelle du riz, on parle de "Dieu du riz" ou "Dieu des récoltes et des grains". On dit qu'au printemps il/elle descend des montagnes vers les rizières.
Le kitsune () représenté par un renard est son messager. Vous en verrez partout dans le sanctuaire, c'est l'animal du lieu. Il porte généralement dans sa gueule des brins de riz.

Ici aussi on fait des grues en papier (comme à Hiroshima)

Le kitsune () : le renard, messager du Dieu Inarii

  

On vient ici certes pour les bâtiments, mais surtout pour les allées de torii.

Comme tous les torii, il représente un portail shinto symbolisant la frontière entre le monde réel et le monde sacré.
De nouveau, vous lirez partout que ces torii sont rouge vermillon... Je dirais qu'ils sont là encore plus orangé que rouge. Question de vision encore une fois !

Bien souvent appelé temple des milles torri, il s'avère en fait qu'il y a environ 10 000 torii qui constituent les différentes allées du temple. De quoi faire de belles photos... mais rarement sans personne.

  

  

Plusieurs allées ménent au même endroit, ce qui donne des perspectives très intéressantes.

Mais qu'est-il donc écrit sur les toriis ?

Les torii sont ici des dons faits par des particuliers, des familles et surtout des entreprises. Le nom des donateurs et la date de la donation figurent sur un des côtés des montants. De nos jours, outre d'être le Dieu de l'agriculture, Inarii est aussi devenu au fil du temps le "Dieu des entreprises", d'où le grand nombre d'entreprises donatrices dans le sanctuaire.

Cette coutume d'offrir un torii date de l’ère d’Edo. Les personnes qui ont eu leur vœu réalisé ont pour coutume d’offrir un nouveau torii au sanctuaire.


On trouve même à certains endroits un petit panneau avec le prix des torri suivant leur taille.

  

Comme partout on retrouve les portiques à ema, ici en forme de tête de renard. Les ema sont des petites tablettes de bois votive portant une image d'un côté et derrière laquelle on écrit une prière. Ici elles sont décorées avec des dessins maga.

  

Petit temple à mi-parcours, toujours avec kitsune () le renard messager.

  

  

  

Comme dans les autres temples shiinto, on trouve aussi des allées de petites lanternes de pierre.

Nous avons passé 18h - 19h, tout est fermé... et le monde est parti.

Hishaku : louches pour se laver les mains et se rincer la bouche avant d'entrer dans les sanctuaires pour prier.

   

Petit guide d'utilisation des Hishaku : pour ceux qui m'ont posé la question, comme le montre le dessin, on ne boît pas avec l'Hishaku. On verse l'eau dans sa main et on se rince la bouche.

Il est temps de reprendre le chemin pour le centre de Kyoto. On notera les petits fanions sur le poteaux avec le Kitsune.

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite à Fushimi Inari Taisha, au musée du manga et de réserver un cours de pâtisserie japonaise :

- cours de wagashi : pâtisserie « Kanshundo »
- pour le musée international du manga : en français
- pour Fushimi Inari Taisha : le site de Kanpai ! et de Vivre le Japon en français


Pour accompagner ce billet, une recette très populaire au Japon et très facile à faire. Elle plaira aussi au plus grand nombre, car elle n'est pas complétement co-notée japonaise puisqu'il s'agit de la version japonaise des croquettes de pommes de terre :

 Korokke (コロッケ)

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29 août 2015

Kyoto - Arashiyama (嵐山) - Visite du Parc d’Iwatayama et la bambouseraie

Kyoto - Arashiyama (嵐山) - Visite du Parc d’Iwatayama et la bambouseraie

Le même jour que la visite du Pavillon d’Or dont je vous ai parlé lors de mon précédent billet, nous avons poursuivi la journée à Arashiyama (嵐山) soit la « montagne de la tempête ».

C’est un quartier à l’Ouest de Kyoto.

Nous ne venions pas y admirer les cerisiers en fleur, nous n’étions pas encore assez au Nord du Japon… et la saison passée.
En allant à Arashiyama, nous avions 2 objectifs, l’un pour nos filles : le parc d’Iwatayama, et l’autre la « fameuse » bambouseraie d’Arashiyama (嵐山竹林).

Avant de poursuivre les visites du jour, il est l’heure de déjeuner, l’occasion de découvrir le quartier très très animé d’Arashiyama. A tel point qu’il était difficile de circuler même à pied, les trottoirs étaient bondés.

La rue principale d’Arashiyama est un endroit idéal pour déjeuner.
Il est difficile d’y mourir de faim tellement l’offre est important, allant du snack au restaurant. On n’y manque pas non plus de boutiques de souvenirs en tout genre.

On dit qu’à Rome il faut faire comme les romains, et bien au Japon, il faut faire comme les japonais ! Il y a bien sûr des restaurants où l’on peut déjeuner à table, mais l’affluence et la perspective de rester trop longtemps à table, nous a découragés.
Alors nous avons fait comme la plupart des japonais autour de nous, commandé dans une échoppe, trouver une place sur un banc et déjeuner sur nos genoux. Déjeuner sur le pause ne signifie pas toujours de déjeuner dans de la vaisselle jetable… Nous sommes au Japon !

Et toujours les fils électriques très impressionnants

Partout on voit des jeunes femmes en kimono (et quelques fois des hommes). Contrairement à Tokyo, où nous avons vu des japonaises réellement habillées en kimono, ici il s'agit le plus souvent de touristes, qui pour quelques yens louent des kimono pour quelques heures ou la journée.

Le déjeuner terminé, nous nous dirigeons vers le pont Togetsukyō (渡月橋) « pont qui traverse la lune »).

Ce pont a été représenté dans des peintures japonaises de l’époque Edo. Il fût construit pendant la période des Heian et reconstruit en 1930. En traversant ce pont de bois, on passe au-dessus de la rivière Hozu, pour se diriger vers le mont Arashi où se trouve le parc d’Iwatayama (嵐山モンキーパーク いわたやま).

Là on commence à trouver moins de touristes :o)

Mais qu’est-ce que le parc d’Iwatayama ?

Ce parc est peu mentionné dans les guides touristiques, et pourtant c’est un lieu à faire puisqu’il abrite des singes dans leur environnement naturel.

Juste avant l’entrée du parc (entrée payante), se trouve un petit temple.

Pour voir les singes, on suit jusqu’en haut de la montagne (enfin la petite montagne) un sentier balisé, pour lequel mieux vaut avoir de bonnes chaussures.
Tout au long du chemin, vous trouverez des panneaux explicatifs, des questionnaires pour les enfants (en anglais) et des consignes pour respecter les singes.

  

Arrivée en haut, nous rencontrons les 1ers singes.

Il s’agit ici de macaques japonais (Macaca fuscata), singe catarhinien de la famille des cercopithécidés.

C’est ce singe qui a servi pour les singes de la sagesse (« Mizaru (l’aveugle) : Ne rien voir de mal, Kikazaru (le sourd) : Ne rien entendre de mal, Iwazaru (le muet) : Ne rien dire de mal »). 

  

Comme pour les cerfs à Nara et Miyajima, les singes sont ici sacrés et il est interdit de les déranger…
Vous me direz, je ne vous le conseille pas, sans vouloir les déranger ou les embêter, je me suis accroupie afin de prendre quelques photos, jusqu’à ce qu’un singe me fonce dessus pour me convaincre que mieux valait rester debout !

De nombreux panneaux indiquent les attitudes qu’il faut éviter (les regarder dans les yeux ce qui serait pour eux considéré comme une provocation, les nourrir hors de la maison à cet effet…).

Ici, les singes sont en liberté et restent des animaux sauvages.
Ils ne sont pas agressifs en tant que tels et des gardiens veillent, mais mieux vaut s’en méfier et surtout respecter leur espace vital. Malgré tout, il est possible de s’en approcher de très près et ce même avec des enfants sans risque.

Une chose amusante à faire avec des enfants, nourrir les singes.

Pour cela, en haut de la montagne, on trouve une maison à grillage où il est possible pour une centaine de yen d’acheter des morceaux de pommes et des cacahuètes. Ici c’est vous qui serait en cage :o) C’est un moment très sympa. 

    

 

 

Ce qui m’a le plus impressionné chez ces singes, c’est leur délicatesse pour prendre la nourriture, qui laisse tout loisir de voir leurs mains. C’est là qu’on confirme les théories de Darwin, et qu’on voit au combien leurs mains sont proches des notres. 

 

Autre intérêt de l’endroit : c’est le magnifique panorama de Kyoto, dont on aperçoit la tour.

Après avoir quitté la montagne des singes, nous voici de retour dans Arashiyama, direction la bambouseraie. Pour nous y rendre, nous passerons dans le jardin du Tenryū-ji (天龍寺), et son magnifique jardin, donc sa mer de pierre.

Avant le temple Tenryū, nous croisons divers bâtiments et leur jardin.

Le Kuri, quartier de vie du temple.

 

 

Le Tenryū-ji (天龍寺) fût édifié en 1339 par le shogun Ashikaga Takauji, en mémoire de l'Empereur Go-Daigo.

Il se visite en 2 temps : les bâtiments et le jardin (les 2 entrées sont payantes indépendemment).

Plan d'eau du temple Tenryū : Sogenchi Teien

L'Hojo, ou quartier des prêtres.

Il est composé de 2 bâtiments : le Daihojo (Grand Hojo) et le Kohojo (Petit Hojo), tout deux relié au Kuri. Le Daihojo était principalement utilisé pour les cérémonies et les grands événements. Il fût achevé en 1899.

 

Le Daihojo (Grand Hojo)

Plan d'eau du temple Tenryū : Sogenchi Teien

Nous traversons le jardin zen pour atteindre la bambouseraie.

Au bout du jardin, on commence à trouver de grands bambous.

A la sortie du jardin zen, nous arrivons à l'entrée de la bambouseraie.

La bambouseraie d'Arashiyama est l'un des haut lieu du tourisme à Kyoto. Il faut dire que ces bambous font la couverture de certains guide touristique du Japon.Pourtant, j'avoue que nous nous attendions à quelque chose de plus grand, pas en hauteur de bambous, ils sont effectivement immense, mais en terme d'étendue de la bambouseraie. Certes on peut y faire une belle balade, mais cela ne vous prendra pas la journée.

Par contre, la hauteur des bambous est très impresionnante.

  

Notre petit tour de la bambouseraie étant terminé, nous retournons sur la rue principale d'Arashiyama, pour reprendre le bus et retourner en centre ville.

Les touristes sont déjà partis, il est plus facile de circuler sur les trotoirs :o)

En attendant le bus, on profite des derniers échoppes ouvertes (il est 18h00 tout ferme ;o)) pour grignoter.

ici des kintsuba (きんつば) à la patate douce (dont je vous avais donné la recette au yokan : ici)

 

des boulettes aux sésames noirs et une croquette de pomme de terre - viande (dont vous aurez un de ces jours la recette, mes filles m'en réclamant !)

  

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite au Pavillon d'or de Kyoto :

- le site du temple Tenryu-ji : en anglais
- le site kampai : pour le parc Iwatayama et  pour la bambouseraie
- le site du Parc Iwatayama : en anglais

Pour accompagner ce billet, une recette typique que l'on trouve beaucoup dans les échopes d'Arashiyama. Un nouveau dessert que j'aime beaucoup et très facile à faire :

Mitarashi Dango (みたらし団子)

 

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15 août 2015

Pont Croix - Chapelle du petit séminaire

Pont Croix (Finistère) - Chapelle du petit séminaire

Je joue avec mon fish eye :o)

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03 août 2015

Kyoto - Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or

Kyoto - Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or

Comme promis, voici un nouveau billet sur nos visites dans Kyoto lors de notre séjour au Japon.

Cette fois, je vous emmene dans l'une des visites incontournables de Kyoto : le fameux Kinkaku-ji, également connu sous le nom de "pavillon d'or", et pour cause !

Le Pavillon d'or se situe dans le Nord-Ouest de Kyoto, assez loin du centre, mais facilement accessible en bus. Nous étions pour notre part vraiment tout près puisque notre Ryokan était situé dans cette partie de Kyoto.

Pour ceux qui ne le savent pas les Ryokans sont des auberges typiques, bien moins cher que l'hôtel et beaucoup plus typiques - à noter, il faut souvent les payer en liquide, peu accepte la carte de crédit.

On y dort à la japonaise sur des futons déposés sur des tatamis. Lorsque l'on sait ce qu'est un tatamis, on comprend que l'on enléve ses chaussures dès l'entrée pour se déplacer dans le Ryokan. D'ailleurs on vous propose des chaussons pour se déplacer dans le ryokan.
On y trouve aussi à disposition comme au fond de la photo ci-dessous à droite, des Yakata, un kimono de coton (ici bleu)

Généralement, on y trouve un onsen (bain japonais commun avec une partie femme et une partie homme) et parfois un bain individuel privatif.

  

Avant de partir pour notre visite, petit déjeuner japonais traditionnel. Il est constitué de tsukemono qui sont des légumes marinés et saumurés, des algues, du poisson, des oeufs (ici sous forme de tamago), riz et soupe... le tout accompagné par un thé. Il répond à la règle du kaiseki qui veut que l’on serve simultanément plusieurs petits plats très divers.

Bien évidemment, il est possible de demander un petit déjeuner occidental ! Bien plus apprécié par les enfants ;o)

Le petit déjeuner pris... Nous partons pour notre visite du matin : le Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or.

C'est l'un des temples bouddhistes les plus visités à Kyoto.

Le Pavillon d'or porte son nom du fait de sa magnifique construction principale recouvert de feuilles d'or, qui se situe près de l'entrée du parc. Le Pavillon d'or est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994.

Ce batiment date de 1397, par le shogun Ashikaga Yoshimitsu, dont il était la "villa de retraite". A sa mort en 1408, le bâtiment est devenu un sanctuaire sacré.
Incendié en 1950 par un pretre, il a été reconstruit à l'identique. Construit près d'un étang, il ne faut pas manquer son reflet dans l'eau.

La visite s'effectue suivant un chemin qui longe le pavillon, ce qui permet de le prendre en photo depuis l'autre côté du lac, juste à l'entrée du jardin, et depuis l'arrière, dans un virage. 

Le jardin est comme tout jardin japonais impeccable... et comme toujours grâce aux jardiniers.

Comme dans nos visites précédentes, nous croiserons de multitudes de collégiens, lycéens... dont certains qui ont expérimenté leur anglais sous l'oeil attentif de leur professeur ;o) Cela ne prend que quelques minutes et c'est assez amusant.

 

A la fin de la visite du jardin, un dernier temple où on vient prier. On y trouve plusieurs étals où on vend des cierges, des porte-bonheur, ou des calligraphies. 

 

Pour plus d'infos, je vous mets ici les liens qui m'ont permis de préparer ma visite au Pavillon d'or de Kyoto :

- le site de France - Japon : en français
- Kanpai ! : en français

Pour accompagner ce billet, pas de recette spécifique à Kyoto ou même au pavillon d'or, mais un dessert japonais que j'aime beaucoup :

Cheesecake Japonais

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